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Terre en danger climatique : #Climat : J’accuse ! la hausse des températures mondiales devrait atteindre les 2 °C d’ici 2040, la température terrestre pourrait atteindre + 7 °C en 2100.

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‘Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan’’, a lancé l’adolescente, la voix tremblante mais forte, ‘‘Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses.» Greta Thunberg Lanceuse d’alerte

 » Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c’est d’argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle ? Comment osez-vous !’’» Ce court discours est l’un des plus percutants que l’adolescente de 16 ans ait prononcés depuis son arrivée aux États-Unis fin août. Elle a, comme auparavant, répété les faits scientifiques confirmant le réchauffement accéléré de la planète. «Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça. Le monde se réveille et le changement arrive, que cela vous plaise ou non.» Greta Thunberg Lanceuse d’alerte 

 C’est par ces mots  percutants que Greta Thunberg avec une voix chevrotante par l’émotion crie sa douleur à la face de ces responsables irresponsables en leur promettant qu’ils rendront compte devant le tribunal de l’Histoire. Grèves pour le climat, marches partout dans le monde, Assemblée générale des Nations Unies sur le réchauffement, rapport du Giec sur les océans… Et pourtant cela n’aboutit à rien de tangible. Lundi 23 septembre se déroulait, à New York, le sommet « action climat » de l’ONU. Le bilan de ce sommet s’est avéré décevant : aucun gros émetteur de gaz à effet de serre n’a pris d’engagement fort ou nouveau pour le climat.

Seul un groupe d’une soixantaine de pays en développement a répondu à l’appel de Antonio Guterres et s’est engagé à accroître ses efforts d’ici à 2020. «Comment osez-vous ?» À l’ONU, Greta Thunberg fustige les politiques. «Tout a un coût, mais le coût le plus élevé est celui de l’inaction, avait annoncé António Guterres en ouverture du sommet. Cela coûte plus cher de construire des centrales à charbon et subventionner des énergies fossiles. Le moment est venu de taxer le carbone et non plus les salaires.» Des dirigeants se sont ensuite succédé derrière le pupitre. Le Premier ministre indien Narendra Modi a annoncé une augmentation des capacités des énergies renouvelables, en Inde, à 175 GigaWatt (GW) d’ici à 2022, et 450 GW à l’avenir. La chancelière Angela Merkel a présenté le plan climat qu’elle a dévoilé le vendredi 20 septembre, consistant à réduire les émissions allemandes de CO2 de 55 % d’ici 2030, par rapport à 1990. Le président français Emmanuel Macron a appelé, de son côté, à renflouer le Fonds vert pour le climat, au bénéfice des populations les plus vulnérables au changement climatique. Il a annoncé un total de 7 milliards de dollars déjà récoltés, sur un objectif de 10 milliards. Quelques heures plus tôt, peu avant l’ouverture du sommet, la Russie avait signé une résolution gouvernementale consacrant son adhésion définitive à l’accord de Paris sur le climat » (1).

Plainte contre cinq pays

Allant plus loin dans la responsabilisation des pollueurs, Greta Thunberg et 15 autres jeunes intentent une action juridique contre cinq pays, dont la France. Cette plainte inédite, vise cinq Etats pollueurs : la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie. Cette action en justice pour dénoncer l’inaction de cinq pays contre le réchauffement climatique comme une atteinte à la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant.  Les cinq pays visés par la plainte font partie de ces 44 Etats, figurent parmi les grands pollueurs de la planète et sont influents au sein du club des pays riches du G20. Ce qui leur a valu d’être épinglés, plutôt que les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde, plus gros émetteurs au monde, qui, eux, n’ont pas ratifié ce protocole.

 

Un avenir catastrophique

Est-ce que les prophètes de malheur qui annoncent l’apocalypse exagèrent ? On sait que le Giec dans ses différents rapports n’a pas cessé d’attirer l’attention sur le danger à différer les actions après les vaines promesses des pays qui n’ont pas tenu leurs engagements, les émissions de CO2 sont reparties à la hausse et on frise les 40 milliards de tonnes de CO2 par an. Des études ont montré que le stock global à ne pas dépasser serait de 420 milliards de tonnes de CO2 d’ici la fin du siècle ; à cette cadence c’est en 2030 que nous allons les atteindre ! Nous allons tout droit vers 6° à 7°en 2100 et là l’humanité risque de disparaître, elle, qui, par ses agissements, a provoqué la disparition de milliers d’espèces.

D’autre part, des scientifiques français ont dévoilé leurs prévisions d’évolution du climat d’ici à 2100. « Le scénario le plus optimiste, qui suppose une action mondiale concertée, immédiate, de très grande ampleur, permettrait tout juste de maintenir les températures en dessous de 2 °C de réchauffement à la fin du siècle. Le pire envisage 7 °C de réchauffement. Depuis la fin du XIXe siècle, les gaz à effet de serre émis par les activités humaines ont provoqué un réchauffement climatique mondial de près de 1,2 °C. Ce chiffre cache des périls d’une grande ampleur : de graves sécheresses, des cyclones dévastateurs, la montée du niveau des mers. Les emballements du système Terre, déjà innombrables, n’en sont pourtant qu’à leurs prémices. Quelle que soit l’évolution des émissions de gaz à effet de serre, la hausse des températures mondiales devrait atteindre les 2 °C d’ici 2040, en raison de l’inertie du système. Après 2040, l’ampleur des dégâts dépendra des politiques mises en œuvre dès maintenant. Selon les modèles climatiques français, si l’humanité fait l’autruche, la température terrestre pourrait atteindre + 7 °C en 2100.» (2)

Tout se joue maintenant ! «La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend fortement des politiques climatiques qui seront mises en œuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle.» Dans un monde dopé aux énergies fossiles, correspondant à la trajectoire la plus «pessimiste» envisagée par les modèles, l’augmentation moyenne de la température terrestre pourrait atteindre de 6,5 à 7 °C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle. C’est 1 °C de plus que dans les précédentes simulations, moins précises. Mais même une hausse de 3 à 4 °C aurait des effets exponentiels. Pour en témoigner, Pascale Braconnot évoque la fin de la dernière glaciation. C’était il y a 10.000 ans, et la Terre était couverte de glace. Or, «cette époque était seulement 3 à 4 °C plus froide qu’actuellement, raconte la chercheuse. On s’oriente vers un changement des températures globales plus élevé que ça, et à une vitesse fulgurante.» Les projections des deux modèles pour la fin du siècle convergent vers une disparition complète de la banquise arctique en fin d’été, dans le cas où les rejets de gaz à effet de serre resteraient soutenus. «La morale de l’histoire, estime Roland Séférian, c’est qu’on ne connaît pas toute l’étendue de ce que l’on risque, mais nous avons la certitude de devoir diminuer drastiquement nos émissions pour rester capables de nous adapter et d’être résilients par rapport aux aléas climatiques à venir. Maintenir l’augmentation des températures à 1,5 °C ou 2 °C, c’est endiguer l’acidification des océans, les risques de canicule, d’événements extrêmes de type sécheresse. Avec l’augmentation des températures, la hausse du niveau de la mer sera plus rapide. Les vies de millions de personnes, sur les traits de côte, en dépendent.» (2)

La COP 21 dites-vous ?

Dans tout cela qu’ont fait les pays après leur engagement à Paris On s’aperçoit que les résultats son bien en deçà des promesses ;d’autant que les grands pollueurs continuent à investir dans les énergies fossiles : « Voici les engagements actuels des principaux pays émetteurs, soumis officiellement à l’ONU après la signature de l’accord de Paris sur le climat en 2015. Ils sont censés les actualiser en 2020. Chaque État reste libre de fixer ses objectifs, et son année de référence, ce qui rend les comparaisons plus difficiles. À noter que même si tous ces objectifs déclarés étaient atteints, cela ne suffirait pas à contenir le réchauffement de la planète «nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels», comme le stipule l’accord de 2015 – ces engagements conduiraient à un réchauffement d’environ 3°C, selon l’ONU » (3).

 Etat piteux des océans

La Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre depuis le milieu des années 2000 (le double des États-Unis), s’est engagée à ce que ses émissions se mettent à baisser d’ici 2030. Les engagements américains datent de la présidence de Barack Obama : réduction des émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28% en 2025, par rapport à 2005. Mais Donald Trump a annoncé en 2017 son intention de sortir de l’accord de Paris (effectif en 2020), et engagé immédiatement l’abattage des piliers du plan climat de son prédécesseur, sur les centrales au charbon et les normes d’émissions des véhicules, notamment. L’UE s’est engagée à une réduction de 40% d’ici 2030, par rapport à 1990. L’objectif sera dépassé, selon la Commission européenne, dont la présidente, Ursula von der Leyen, veut aller jusqu’à 50%, voire 55%. L’Inde, passée quatrième émetteur mondial au début de la décennie, devant la Russie, s’est engagée à réduire l’intensité en émissions de son économie de 33 à 35% d’ici 2030, par rapport à 2005.Le pays, qui investit massivement dans le solaire tout en dépendant encore beaucoup du charbon, est sur la bonne trajectoire pour y parvenir, ainsi que pour un autre engagement : 40% d’énergie d’origine non fossile d’ici 2030.» (3)

Un contre-sommet climatique

Le rapport des experts climat de l’ONU sur le piteux état de santé des océans et des zones glacées a été adopté, ralenti par les objections le 24 septembre malgré les Saoudiens, qui voulaient écarter les références au rapport spécial du Giec d’octobre 2018 qui montrait les grandes différences d’impacts entre un monde à +1,5°C et à +2°C. Ce véritable coup de semonce des scientifiques expliquait qu’il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de près de 50% d’ici 2030 pour rester sous +1,5°C, «Les Saoudiens veulent discréditer la science sur laquelle se base le rapport. C’est méprisable (…) On dirait qu’ils sont venus à cette réunion juste pour empêcher toute référence au rapport 1,5°C ou à la baisse des émissions de CO2», a déclaré un participant sous couvert d’anonymat. D’après des extraits obtenus par l’AFP, le document s’inquiète de l’accélération de la fonte des glaces, de la hausse des océans et décrit les dangers sous-jacents pour les sociétés humaines. Les experts tablent ainsi sur une élévation du niveau des mers comprise entre 40 cm et 80 cm d’ici à 2100.» (4)

Les patrons de grands groupes pétroliers se sont réunis sous haute sécurité à New York en marge du sommet climat de l’ONU pour vanter leurs solutions contre le réchauffement climatique. Leur message : grâce à eux et aux technologies, tout se passera bien. A quelques rues de là, au bord de l’Hudson River, la jeune activiste suédoise Greta Thunberg vient de lancer un message de rage… Comment osez-vous ?» (5)

Au même moment, dans un bâtiment luxueux de Manhattan un sexagénaire raffiné s’adresse à 200 dirigeants du pétrole mondial, en grande majorité des hommes en costume, qui terminent leur déjeuner. «Nous allons décarboner le monde. Les technologies existent et elles fonctionnent. » Depuis 2014, les plus grands groupes pétroliers se sont organisés au sein de l’Oil and Gas Climate Initiative (OGCI), un club qui vise, selon les communiqués de presse, à «conduire la réponse de l’industrie au changement climatique». À l’unisson, les grands du pétrole et du gaz affirment soutenir « explicitement l’accord de Paris sur le climat », qui prévoit de maintenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 degrés ». Pourtant, aucun des géants du secteur n’est en ligne avec l’objectif : les multinationales du pétrole et du gaz ont au contraire «approuvé 50 milliards de dollars d’investissements depuis 2018 dans des projets majeurs qui minent leurs objectifs climatiques», selon le think tank indépendant Carbon Tracker » (5).

 Le sommet de l’ONU pour le climat

«Le climat est devenu l’un des principaux enjeux des réunions internationales. L’ONU adopte le développement durable, mais son secrétaire général souhaite aller au-delà des discours et des promesses. Antonio Guterres vise la neutralité carbone d’ici à 2050. Lors de la COP 26 qui aura lieu à Glasgow, les objectifs de la COP21 devront être officiellement révisés. Parmi les solutions envisagées pour réussir à limiter la hausse des températures à 2 degrés : taxer le carbone et arrêter la construction de centrales à charbon. En attendant, l’urgence reste le fonds vert. Une réunion est prévue à Paris les 24 et 25 octobre 2019 ; pour l’instant, les initiatives des différents pays rassemblent 7 des 10 milliards d’euros attendus.»(5).

Les grands pollueurs se refusent à prendre des engagements pour le climat. Seules 66 nations, essentiellement des pays en développement pesant pour 6,8% des émissions, se sont engagées, lundi à New York, à accroître leurs efforts d’ici à 2020. La jeune Suédoise Greta Thunberg, a accusé avec fureur les Etats de ne pas agir dans la lutte contre le dérèglement climatique : «Le monde est en train de se réveiller et le changement arrive que cela vous plaise ou pas », trois jours après une mobilisation historique de 4 millions de citoyens. Est-ce que cela a du sens de donner des milliers de milliards aux industries fossiles et à la construction de nouvelles centrales à charbon ?», a interrogé Antonio Guterres».(5)

Pour leur part les climatologues allemands estiment que le paquet climat proposé ne sera pas suffisant. Ottmar Edenhofer, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du climat de Potsdam, estime que la trajectoire proposée du prix du carbone ne garantira pas que les objectifs climatiques à l’horizon 2030 seront atteints. Edenhofer avait conseillé le gouvernement sur le prix du carbone dans les secteurs du transport et de la construction et avait demandé un prix de départ de 50 euros par tonne de CO2, montant qui passerait ensuite à 130 euros d’ici 2030. Toutefois, la proposition actuelle ne prévoit qu’un prix carbone initial fixe. prix de 10 – pour ces secteurs à partir de 2021, qui devrait s’élever à 35 euros d’ici 2025, après quoi la tarification sera laissée au marché. La chancelière fédérale Angela Merkel a indiqué pour la première fois que l’Allemagne pourrait rejoindre une alliance européenne en vue de parvenir à la neutralité des gaz à effet de serre d’ici 2050

Et les climato- sceptiques ?

On accuse les écologistes d’en faire trop car dans le passé, combien de catastrophes effrayantes leurs ont été annoncées, qui ne se sont jamais produites disent ces penseurs de la nouvelle face des climato-sceptiques. Ces climato-sceptiques qui ne proposent  pas de solution si ce n’est de sembler dire : «  Ce n’est pas le CO2 qui est responsable » Pour le reste débrouillez vous avec les convulsions climatiques, les inondations, les typhons, les incendies spectaculaires, les sécheresses dramatiques surtout pour les pays du Sud, l’acidification des océans, la font des calottes glaciaires qui ne se reconstituent pas en hiver. A moins de dire que c’est prévu  que c’est normal et qu’il n’y a rien à faire !  En ne proposant pas de Plan B ils se décrédibilisent ! L’idéal est que tous les scientifiques du monde se donnaient la main.. On  ferait une ronde… pour conjurer le mauvais sort qui nous attend.

Conclusion

En fait, si rien n’est fait dans les prochaines années nous atteindrons le point de basculement à partir duquel le climat serait incontrôlable par des effets de rétroaction. Les grands de ce monde n’évaluent pas la menace à sa juste importance. Tous les pays sont concernés. Bien que nous soyons invisibles dans les débats du GIEC, faisons notre part. 140 millions de tonnes de CO2 pour un pays qui ne fait que gaspiller sans création de richesse est scandaleux. Pour cela, seule une transition adossée vers le Développement humain durable nous permettra outre le fait que nous respecterons nos engagements de laisser un viatique aux générations futures.

«  J’accuse les Nations Unies de ne pas avoir le poids nécessaire pour mettre autour d’une table toutes les sommités qui travaillent sur le climat pour qu’une fois pour toute on arrête de perdre du temps, alors que la maison brûle et que l’on regarde ailleurs comme le martelait le regretté président Chirac au Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002.

J’accuse le système néolibéral dans son ensemble de mener la Terre droit vers la sixième extinction ;

J’accuse l’oligarchie des puissances de l’argent d’égoïsme et d’inhumanité.

J’accuse les gouvernements serviles d’être inféodés au capital.

J’accuse les potentats arabes de freiner l’avènement d’une société post-carbone

J’accuse les citoyens du monde de ne pas prendre conscience de la gravité de la situation.

J’accuse l’humanité de tourner le dos aux valeurs de sobriété obnubilée par l’éphémère qui déconstruit les prodigieux équilibres de la coexistence de l’avènement de la vie sur Terre »

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

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