Accueil » Actualité » S-400 “irakien”: bataille US/Russie débute
s-400

S-400 “irakien”: bataille US/Russie débute

-- Temps de lecture: 3 minutes --

s-400

Pour la première fois depuis que les USA se sont permis par Israël interposé de frapper les Hachds al-Chaabi, leurs stocks d’armements ou pire encore, leurs convois militaires et d’en tuer les membres sans avoir à rendre compte, les sunnites ont été visés.

Le mardi 10 septembre, des explosions se sont produites à l’ouest d’al-Anbar juste après que des camions bourrés d’armes et de munitions ont déchargé leur convoie dans une base appartenant aux Hachd al Achaeri (composante tribale de la Résistance irakienne, NDLR) et ce, au plus fort des opérations anti-Daech dans la province.

Peu de temps après, les sources dignes de fois ont évoqué une nouvelle frappe au drone, effectuée depuis le ciel jordanien et sous la stricte supervision des forces US basées à al-Tanf à Deir ez-Zor. Dans leur guerre sans merci contre l’axe de la Résistance, USA/Israël jugent-t-il les Hachd comme étant des maillons faible de cet axe même ? Le soi-disant pacte sécuritaire signé avec Washington, place en effet le ciel irakien sous le contrôle total des USA, ce qui a d’ailleurs permis aux États-Unis de “paralyser” la DCA irakienne composée essentiellement des batteries de Patriot, à chaque frappe au drone. Ce point fait désormais largement débat en Irak où les factions politiques réclament une protection de conception russe ou iranienne de l’espace aérien du pays. À Washington c’est la panique à bord.

Karim Alouai, membre de la Commission de sécurité et de défense du Parlement irakien a fait part de nouvelles pressions américaines sur Bagdad pour l’empêcher de s’équiper du système de défense antimissile russe S-400.

Selon le député, “l’État irakien a parfaitement le droit de diversifier l’arsenal dont dispose ses forces armées”. Or ce n’est pas de cette oreille que l’ambassade US entend la chose : ” L’ambassade américaine exerce d’intenses pressions en ce moment sur le gouvernement dans le but de bloquer toute cation visant à mettre un terme au caractère américain de l’arsenal militaire du pays. Dans l’affaire des S-400 turcs l’on a vu comment les USA se sont comportés. Il en sera de même pour l’Irak où Washington fait pour maintenir le monopole de la fourniture d’arme à l’Irak. Les USA feront tout pour empêcher l’Irak d’acheter le système de défense antiaérien russe S-400″.

La Commission parlementaire de la sécurité et de la défense a recommandé au Premier ministre et commandant en chef Adel Abdel-Mahdi d’équiper le pays de système de défense antiaérien russe S-400 afin de préserver la souveraineté du pays. Une délégation irakienne conduite par le numéro 2 du gouvernement s’est d’ailleurs rendue récemment à Moscou pour en discuter. Pour les Américains qui suivent de près et avec inquiétude ces évolutions, la visite annoncée au mois d’octobre du ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov à Bagdad n’augure rien de bon. Une visite qui devra avoir lieu à l’occasion du 75e anniversaire de l’établissement des relations de part et d’autre. Lavrov devra d’ailleurs rencontrer le président, le Premier ministre et le président du Parlement.

Selon les observateurs politiques la dynamique engagée entre l’Irak et la Russie ne risque pas toutefois de connaître un coup de frein dans la mesure où la politique américaine consiste à faire ressusciter Daech en Irak et à justifier de la sorte le maintien de leur présence militaire, désormais largement contestée par la population. Il y a trois jours un communiqué du commandement des Hachd laissait entendre que cette force serait très prochainement équipée d’un département de défense aérienne. Bagdad a annulé les autorisations spéciales de sorties dont bénéficiaient les États-Unis et leurs alliés dans le ciel irakien et ce, dans le cadre de la coalition américaine dite anti-Daech, ce qui veut dire que tout survol de l’espace aérien irakien devra être autorisé préalablement. Au cas où les USA bloqueront l’achat par l’Irak des batteries de missiles S-300 ou S-400, il existe une autre option pour les Irakiens : les batteries iraniens Bavar 373. Après tout les frappes anti-Hachd visent surtout à couper le continum géographique et partant géostratégique entre l’Iran, l’Iran, la Syrie et le Liban et à ce ceci qu’il faut remédier. La réouverture du point de passage Qaem-Abou Kamal a dû avoir lieu le 7 septembre. Les raids USA/Israël du 6 septembre contre un site en construction des Hachd al-Chaabi à Abou Kamal l’a retardé mais pas suspendu. Le déploiement du Bavar 373 en Irak pourrait assurer la protection de cette voie stratégique qui pourrait transiter le pétrole irakien en Méditerranée en cas de guerre dans le golfe Persique.

x

Check Also

France : Une abbaye pratique des expériences cliniques totalement interdit

-- Temps de lecture: 2 minutes -- 5.0 01 Réalisé en partie ...

ArabicDutchEnglishFrenchGermanRussian