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OTAN : vers une guerre franco-russe ?

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Le 11 juillet 2018, lors du sommet de l’OTAN à Bruxelles, le président américain a évoqué les exigences financières à ses partenaires européens.

Les États-Unis ont demandé à leurs alliés européens de préparer davantage de bataillons, de navires et d’avions de l’OTAN dans le but de renforcer la dissuasion de l’OTAN contre toute attaque russe.

Les membres de cette instance ont opté pour cette initiative américaine afin de raffermir les capacités de « réaction rapide » de l’Alliance contre toute éventuelle opération militaire russe, dont « les activités et les récentes politiques ont ébranlé la stabilité et la sécurité ».

Baptisée « 4×30 », cette initiative a pour but de déployer « 30 bataillons de manœuvre moyens ou lourds, 30 navires de premier rang et 30 escadrons de chasse, assortis de forces facilitatrices, dans un délai de 30 jours ou moins ».

Mais pourquoi 30 ?

C’est peut-être que l’OTAN regroupera bientôt 30 membres.

Selon la déclaration commune publiée à l’issue du sommet « ces unités seront organisées en tant qu’éléments de formations de combat plus larges à l’appui de la posture globale de dissuasion et de défense de l’OTAN.

“L’initiative de préparation à l’OTAN renforcera encore la capacité de réaction rapide de l’Alliance, que ce soit pour renforcer les alliés en faveur de la dissuasion ou pour la défense collective, y compris pour les combats intenses. L’intensité, c’est-à-dire pour une intervention militaire rapide en cas de crise, si nécessaire. Elle souligne l’importance d’opérations conjointes ou conjointes efficaces”, indique le texte.

De toute évidence, cette initiative des 4 × 30 concernera les forces françaises. Lors d’une audience au Sénat, la ministre des Armées, Florence Parly, a déclaré que son pays “participerait à 10 % de cette initiative”. Ainsi, 3 bataillons, 3 escadrons de chasse et 3 navires français de première classe seront livrés à l’OTAN.

En outre, la ministre a également estimé que Paris soutiendrait la présence renforcée (enhanced Forward Presence – eFP) de l’OTAN dans les pays baltes après 2020, en particulier en Lituanie, aux côtés de la Bundeswehr. Il est à rappeler que  l’eFP est l’une des mesures adoptée par l’OTAN en faveur des pays baltes et de la Pologne, qui seraient menacés par Moscou.

Quatre bataillons multinationaux ont été installés depuis 2017, afin de dissuader la Russie de recourir à une tactique appelée “hybride”.

La participation française à l’eFP, appelée « mission Lynx », concerne essentiellement l’armée de Terre. Dès 2019, le détachement Lynx sera de nouveau déployé en Estonie où il était déjà présent en 2017. Le détachement français se compose d’environ 300 hommes, répartis en un sous- groupement tactique interarmes de 200 soldats et un échelon de soutien national de 100 soldats. Quatre chars Leclerc et 13 VBCI composent l’ossature blindée de ce détachement, qui possède également des renforcements génie, et artillerie. Il est placé sous contrôle tactique du détachement britannique de l’eFP.

Lors de la dernière réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’Alliance, Parly a “rappelé la coordination des actions menées par l’Union européenne et leur contribution au renforcement du pilier européen de l’OTAN.

Paris soumis à son commandant suprême US

Malgré l’opposition du gouvernement syrien qui s’est dit contre la présence des forces étrangères en Syrie, la France maintient sa présence dans ce pays ravagé par la guerre depuis plus de huit années.

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