Accueil » Actualité » Retour sur l’actu
cybercomnet

Retour sur l’actu

  • – Gilets jaunes : une réincarnation des sans-chemises ?

Au lendemain de la dernière mobilisation nationale des Gilets jaunes du 24 novembre, les autorités vénézuéliennes ont fait part de leurs préoccupations face à la « répression » orchestrée par les forces de l’ordre françaises.

Dans un communiqué de presse, les autorités vénézuéliennes ont exprimé, le 25 novembre, leurs vives inquiétudes face à l’attitude adoptée par l’exécutif français lors des dernières manifestations organisées par les Gilets jaunes, qui se sont notamment rassemblés à Paris le 24 novembre.

« Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela manifeste sa préoccupation au sujet des récents événements survenus dans plusieurs villes de la République française, où des milliers de manifestants, protestant contre la mise en œuvre de mesures économiques impopulaires, ont été violemment réprimés par les services de sécurité, provoquant des dizaines de blessés et d’interpellations », peut-on lire dans le communiqué.

Cette déclaration intervient alors que les relations entre la France et le Venezuela se sont fortement dégradées au cours des derniers mois.

Lors de son discours de politique étrangère, le 29 août 2017, le président français Emmanuel Macron avait notamment fustigé la manière dont « certains », en France, avaient pu se montrer complaisants avec « le régime qui se met en place au Venezuela ».

Cela dit, on pourrait mettre bout à bout cette information et celle qui nous provient de Belgique : dimanche, à Bruxelles, au moment de revenir sur les manifestations de gilets jaunes la veille, Emmanuel Macron a promis d’apporter « une réponse […] aux classes moyennes et aux classes laborieuses ». Il a expliqué qu’il fallait « apporter une réponse économique, sociale, mais aussi culturelle et de sens […] à nos classes moyennes et à nos classes laborieuses ».

Or, l’expression, marquante dans l’historiographie française, n’a pas échappé à l’éditorialiste Christophe Barbier :

« Ça nous ramène au temps de Zola, les “classes laborieuses”, ça fait aussi allusion à cet ouvrage Classes laborieuses, classes dangereuses qui en 1958 avait regardé le XIXe siècle avec un nouveau regard. C’était : “Quand on est pauvre, on a une propension à la révolte et même à devenir une population criminogène”. Ça avait fait beaucoup de bruit dans la lecture sociale des mouvements ouvriers. »

Et s’il s’agissait pour le chef de l’État de fustiger, sans le dire, les violences sur les Champs-Élysées samedi ? Car l’expression a suscité de vifs débats entre historiens, intellectuels et lecteurs depuis qu’elle a été reprise à la fin des années 1950.

On la trouve en effet dans le titre du livre de l’historien Louis Chevalier, publié en 1958, Classes laborieuses, classes dangereuses à Paris pendant la première moitié du XIXe siècle. L’ouvrage avançait, en cumulant les témoignages de l’époque, des extraits d’œuvres littéraires mais aussi l’étude de statistiques que la criminalité parisienne, à partir de la Restauration et jusqu’à la IIe République, provenait de la démographie mais surtout de l’abaissement des conditions de vie et de travail du peuple, voire de l’apparition du prolétariat moderne.

Le terme prolétariat n’est pas non plus sans rappeler les deux millions de sans-chemises argentins qui convergeaient le 17 octobre vers la célèbre Place de Mai de la capitale devant le palais présidentiel, la Casa Rosa.

La séquence qui fait polémique

la séquence qui fait polémique. Dans cette dernière, la chroniqueuse interpelle les représentants des gilets jaunes présents en plateau en pointant notamment le fait qu’ils avaient «  toujours voté pour les mêmes en Wallonie  » et que «  aux dernières élections, Ecolo a fait un bond, que toutes ces taxes que vous avez sont des taxes environnementales, alors, aux prochaines élections, réfléchissez quand même un peu  ».

  • – L’armée française bientôt sur skateboards volants ? 

À l’occasion de la première édition du Forum innovation défense à Paris, une impressionnante démonstration de hoverboard a été réalisée au-dessus de la Seine. Cette nouvelle technologie intéresse fortement l’armée française…

Parmi les 160 innovations militaires présentées lors de la première édition du Forum innovation défense à Paris ce 24 novembre, un hoverboard — une sorte de skateboard volant — a fait sensation.

En présence de la ministre des Armées Florence Parly et du secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi, son inventeur, Franky Zapata, a effectué une démonstration tout droit sortie d’un film de science-fiction.

Les pieds fixés à son appareil, l’homme s’est déplacé à grande vitesse à 20 mètres au-dessus de la Seine. « C’est un hoverboard militaire. Notre armée se doit d’être toujours à la pointe de l’innovation », a commenté Mounir Mahjoubi dans un tweet relayant la vidéo.

« L’innovation en action avec cette démonstration de flyboard [autre nom donné à cette technologie] ce matin au-dessus de la Seine : de quoi donner des idées à nos forces spéciales. L’innovation n’est ni un gadget, ni une posture : préparer les combats de demain est indispensable », a écrit de son côté la ministre des Armées Florence Parly.

Au Parisien, Franky Zapata n’a pas caché sa joie de voir son projet susciter l’enthousiasme de l’armée, qui vient de lui accorder une subvention de 1,3 million d’euros pour moderniser son appareil : « Je suis très fier de travailler avec l’armée, même si mon invention est bien sûr également destinée au transport de civils », a-t-il déclaré.

Le quotidien affirme également que l’armée française entend équiper les forces spéciales de cette nouvelle technologie pour faciliter, entre autres, les missions de reconnaissance.

  • – La marine ukrainienne viole l’espace maritime russe

La marine de guerre ukrainienne a délibérément violé l’espace maritime russe en Crimée, le 25 novembre 2018.

Considérant l’entrée des vedettes blindées d’artillerie Berdyansk et Nikopol et du remorqueur Yani-Kapou dans ses eaux territoriales comme un acte hostile, la Russie les a arraisonnés. Le Conseil de sécurité et de défense ukrainien a proposé au président Petro Porochenko d’introduire la loi martiale « pour 60 jours ». Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait se réunir en urgence à la demande des deux parties.

L’Ukraine ne reconnaît pas le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie à la suite du référendum d’autodétermination de 2014. Par conséquent, elle considère que le territoire terrestre et maritime de la Crimée est le sien. Depuis l’ouverture du pont russe entre les deux rives du détroit de Kertch, la marine ukrainienne militarise la mer d’Azov, y transférant ce qui lui reste de marine nationale.

La Russie ne reconnaît pas le coup d’État perpétré à Kiev avec l’aide des États-Unis au profit de groupes nazis. Considérant que les putschistes ont pris diverses mesures contre la minorité russe d’Ukraine, dont la suppression du statut de la langue russe, la Fédération de Russie a accepté le référendum d’autodétermination de la Crimée et l’a accueillie en son sein. Elle ne s’est par contre pas prononcée sur le statut de la région séparatiste du Donbass qui a également demandé son rattachement à la Fédération et où les combats se poursuivent.

Se heurtant au blocus de la presqu’île de Crimée par l’Ukraine, Moscou a construit un pont entre les deux rives du détroit de Kertch. Face à la militarisation ukrainienne de la mer d’Azov, le FSB a institué une procédure de fouille des navires marchands, aussi bien ukrainiens que russes, entrant et sortant du canal de Kertch-Enikal. Ces fouilles, en général de 3 heures, ont parfois duré jusqu’à 36 heures, provoquant des désordres dans les ports ukrainiens de Berdyansk et de Marioupol et dans les ports russes.

Le 21 novembre, la Russie avait émis un communiqué mettant en garde contre la militarisation de la mer d’Azov.

  • – L’Iran envoie trois destroyers en haute mer

Les forces navales iraniennes doivent envoyer trois destroyers de fabrication iranienne en haute mer d’ici la fin de l’année iranienne en cours (se terminant le 22 mars 2019), a annoncé le commandant de la marine, le contre-amiral Hossein Khanzadi.

Le destroyer Sahand, capable de transporter des hélicoptères anti-mines et de se déplacer plus loin que le destroyer Jamaran, rejoindra la flotte du Sud à l’occasion du Jour de la Marine (le 28 novembre), a fait savoir le commandant.

Il a ensuite ajouté que la version modifiée du destroyer Damavand serait envoyée à la flotte du Nord.

Le destroyer Déna est également équipé et armé, a-t-il déclaré, ajoutant que 80 % des opérations avaient été finalisées.

x

Check Also

Gilet jaune: les CRS prêts à utiliser leurs fusils?

En France, du nouveau dans ...

La Chine se prépare à la guerre

En Chine, le président chinois ...