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Pékin va-t-il en finir avec le dollar?

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Dans son émission d’actualité et d’analyse financière Keizer Report, la chaîne Russia Today (RT) s’est attardée sur la guerre de tarifs et de sanctions qui a été déclenchée par Washington et qui touche chaque jour un peu plus de pays du monde. Ce mercredi 5 septembre, le site de la chaîne RT a publié une brève note sur cette émission.

Le journaliste et présentateur Max Keiser évoque avec son invité Alasdair Macleod, directeur de recherche sur le site web GoldMoney.com, la propension des États-Unis à utiliser leur monnaie nationale comme une arme de guerre économique contre d’autres pays.

D’après cet expert des questions économiques, les États-Unis savent que le système financier mondial n’a pas encore d’alternative au billet vert et c’est pourquoi ils abusent du dollar pour leurs propres intérêts.

« À toutes les autres nations qui comptent sur le dollar pour arranger leurs activités de commerce transfrontalier, les États-Unis transmettent effectivement un message, en ce sens que leur approche n’est pas très sûre, et qu’ils devraient avoir une alternative. »

L’analyste économique, Alasdair Macleod, évoque par la suite l’exemple de la Chine qui, selon lui, va inévitablement se tourner vers le yuan pour le commerce, au moins à l’intérieur de l’Asie. « La Chine accumule de l’or depuis longtemps, afin de se réserver la possibilité de soutenir sa monnaie nationale », ajoute l’analyste.

À en croire Alasdair Macleod, les réserves d’or de la Chine dépasseraient largement les 1842 tonnes, chiffre officiellement annoncé par son gouvernement. Depuis 1983, la Chine essaie de parvenir à une indépendance envers le dollar en diversifiant les devises utilisées dans son commerce transfrontalier et depuis lors, ce pays aurait pu accumuler plus de 20 000 tonnes d’or, précise Macleod, ajoutant : « Une fois que la Chine décidera de soutenir sa monnaie nationale yuan en utilisant ses réserves d’or, cela pourrait détruire le dollar américain. »

Le président américain Donald Trump, qui depuis le début de l’année menaçait de bloquer les importations chinoises, est finalement passé à l’acte vers la mi-juin 2018 et a annoncé l’application d’un premier train de surtaxes de 25 % frappant 50 milliards de dollars de marchandises, soit 1 102 produits. Pékin à son tour n’a pas tardé à y réagir et n’a mis que quelques heures à répliquer avec des surtaxes équivalentes sur 659 produits américains. Depuis, les tensions entre les deux pays ne se sont pas apaisées.

Le ministère chinois du Commerce a annoncé le jeudi 23 août que son pays avait porté plainte devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les États-Unis pour avoir frappé les produits chinois importés de nouveaux droits de douane.

Cette information a été quelques heures après les négociations stériles entre Washington et Pékin sur la guerre commerciale qui oppose leurs pays respectifs et après que les États-Unis eurent décidé d’imposer de nouveaux tarifs douaniers sur les produits chinois.

Les deux jours de négociations entre Washington et Pékin ont été stériles. Et les États-Unis ont frappé les produits chinois importés avec de nouvelles taxes.

En fait, les deux pays ont commencé, chacun de leur côté, à s’imposer mutuellement de nouvelles taxes.

La Turquie, elle aussi, a contesté auprès de l’OMC les taxes américaines sur l’acier et l’aluminium. La guerre économique de Trump n’exempte pas non plus les alliés européens des États-Unis.

De même, la Russie a déposé une plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce contre les États-Unis pour atteinte aux règlements de l’OMC.

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