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Troisième Guerre mondiale

Quand la fiction rejoint la triste réalité : “Le Jour d’après”, film de 1983 (vidéo entier FR), film hallucinant par son réalisme, qui met en scène une Troisième Guerre mondiale nucléaire

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La troisième Guerre mondiale

 

Troisième Guerre mondiale

 

Le film “Le jour d’après”

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Le jour d’après ou The day after, est un film américain (2h01) de 1983 réalisé par Nicholas Meyer, hallucinant par son réalisme, qui met en scène une Troisième Guerre mondiale nucléaire dans les années 1980 lorsque les autorités américaines décident de lancer des missiles en direction de l’URSS, en montrant les conséquences de l’explosion et le cauchemar de l’hiver nucléaire pour les survivants, conduisant à un chaos total et irréversible…

 

Dirigé par Nicholas Meyer et écrit par Edouard Hume, Le jour d’après est un téléfilm diffusé le 20 novembre 1983 aux États-Unis. En France, il fut diffusé en salles de cinéma en 1984. Il a été réalisé alors que la tension était très vive entre les gouvernements de Ronald Reagan et de Youri Andropov.
Une centaine de missiles actuels suffirait à anéantir la totalité de la population des États-Unis. Pour la France, il suffirait de quelques missiles. Comme le disent certains géopoliticiens, le risque d’une guerre nucléaire n’est pas impossible vu la conjoncture des évennements qui se passent en ce moment dans le monde et surtout en Europe. Plusieurs pays pourraient la provoquer, y compris l’Angleterre à cause des liens militaires très étroits avec les USA.

Suite à l’éclatement de la RDA et l’intervention de l’armée soviétique en Allemagne de l’Est, les États-Unis demandent avec force le retrait des troupes soviétiques, et fixent un ultimatum à Moscou. L’URSS bloque Berlin. En représailles, les forces occidentales de Berlin-Ouest envahissent la partie Est de la ville. L’escalade militaire commence. Les accrochages entre russes et américains s’enchaînent et les USA se préparent à un conflit mondial.
Alors que les grandes villes commencent à être évacuées, les blindés russes traversent le Rhin et l’armée de l’air soviétique bombarde Bruxelles et l’Angleterre. Les forces américaines répliquent en bombardant le front russe. Les deux états-majors ordonnent une frappe nucléaire totale contre leurs adversaires, et les missiles inter-continentaux sillonnent la planète sous le regard impuissant des passants. L’annonce du déclenchement des hostilités entre les troupes de l’OTAN et celles du pacte de Varsovie, en République Fédérale d’Allemagne, provoque la panique de la population…
En quelques heures, le feu nucléaire ravage les États-Unis et l’URSS. C’est l’affolement. Pour les survivants, le cauchemar ne fait que commencer… La Troisième Guerre mondiale vient de s’achever. Le chaos est total.

Le jour d’après, décrit l’effroyable holocauste nucléaire qui ravage le monde, mais l’intrigue géopolitique n’apparaît qu’en second plan. Tout au long du film, la caméra suit le parcours de civils ordinaires comme un médecin, un soldat en poste dans une base-silo à missiles, un groupe d’étudiants, des familles moyennes… Ces personnages vivent leur quotidien, alors que la machine militaire s’emballe. Des échos du drame s’annoncent par des bulletins télévisés, messages radios et titres de journaux, au détours d’une scène de vie ou de travail.
Les frappes nucléaires interviennent avec une violence crue. Rien ne nous est épargné : Souffle de l’explosion, désintégration des corps, destruction de bâtiments, etc. Contrairement à beaucoup de films catastrophiques, les scènes atomiques mêlées d’effets spéciaux et d’images militaires d’essais nucléaires sont d’un réalisme effrayant. L’holocauste nucléaire est présenté comme un acte criminel insoutenable.

Une citation prophétise qu’après une guerre atomique “les survivants envieront les morts” . A défaut de vérifier clairement la paternité de cette citation, la formule pourrait résumer la dernière partie du film. Les retombées radioactives font payer un lourd tribut aux survivants. Ceux qui ont échappé à la bombe sont irradiés, et les premiers stigmates suite aux préjudices biologiques de ces très fortes expositions commencent à se manifester. Le chaos total livre un monde de cendres et de mort. Les survivants sont confrontés à une anarchie violente.
L’armée est impuissante pour rétablir un semblant d’ordre. Les terres sont contaminées, les récoltes futures sont menacées, et la famine guette. La situation est également chaotique en URSS et en Europe, et pourtant, le Président des États-Unis exhorte à poursuivre le combat dès qu’il sera possible de le faire.
Albert Einstein, qui milita après la guerre pour le désarmement atomique, avait déclaré : “Je ne sais pas quelle sera l’arme de la Troisième Guerre mondiale, mais je connais celle de la quatrième, la hache de pierre !”

Le film milite clairement pour le désarmement nucléaire. L’épilogue est d’ailleurs un plaidoyer pour que cette anticipation provoque une prise de conscience de la société. Après sa diffusion, un débat télévisé a été organisé entre William F. Buckley et Carl Sagan, dans lesquel Sagan a comparé la course aux armements à “deux hommes se faisant face avec de l’essence jusqu’à la taille, l’un avec 3 allumettes et l’autre avec 5”. Il a également évoqué pour la première fois le concept d’hiver nucléaire, affirmant que le cauchemar d’une guerre nucléaire commencerait une fois que celle-ci serait terminée.
N. Meyer, qui a passé une année entière à étudier les effets des retombées radioactives parvient à en faire une bonne description à travers son film, et montre que rien ni personne n’est épargné, femmes, enfants et animaux familiers sont vaporisés. Les personnes qui s’aventurent à l’extérieur après les explosions succombent toutes à l’empoisonnement dû aux radiations.

La première diffusion de ce film a eu un impact médiatique important. Aucun des sponsors habituels de la chaîne n’a souhaité diffuser de publicité dans la partie du film qui suit l’attaque nucléaire. On estime à plus de 100 millions le nombre d’américains à avoir regardé ce téléfilm depuis sa première diffusion. Un important standard téléphonique fut prévu pour calmer le nombre massif de téléspectateurs que ce film ne manqua pas de troubler lors de sa première diffusion.
Le film de Nicholas Meyer reste donc tristement d’actualité dans son combat pacifiste, car la bombe reste suspendue au-dessus de nos têtes.

Film à voir ou revoir absolument, sauf pour les âmes sensibles, car certaines scènes aux effets réalistes pouvent choquer.
Avec Jason Robards : Le docteur Russell Oakes; JoBeth Williams : L’infirmière Nancy Bauer; Steve Guttenberg : Stephen Klein; John Cullum : Jim Dahlberg; John Lithgow : Joe Huxley; Bibi Besch : Eve Dahlberg; Lori Lethin : Denise Dahlberg; Amy Madigan : Alison Ransom; Jeff East : Bruce Gallatin; Georgann Johnson : Helen Oakes; William Allen Young : Airman Billy McCoy; Calvin Jung : le docteur Sam Hachiya; Lin McCarthy : le docteur Austin; Dennis Lipscomb : le révérend Walker…

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