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Myanmar: les dessous du génocide

Dans le massacre des musulmans Rohingyas il faudrait évoquer le rôle du Conseil de l’Atlantique nord (CAN), principal planificateur de l’approche de l’expansion de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, «?Otan?» vers l’est.

« Quant au massacre des musulmans au Myanmar il faudrait prêter attention plus que jamais au rôle du Conseil de l’Atlantique nord (CAN), en tant que principal planificateur de l’élargissement de l’OTAN vers l’est?», selon Reza Seraj, l’analyste iranien des questions stratégiques.

Un enfant réfugié Rohingyas arrive au Bangladesh depuis le Myanmar, le 6 septembre 2017. ©AFP

Géopolitiquement parlant, le Myanmar jouit d’une situation stratégique spécifique. Riche en ressources naturelles, le pays dispose d’importants gisements gaziers et pétroliers. Cette caractéristique a fait du Myanmar un objectif extrêmement important pour le Conseil de l’Atlantique nord. La côte du Myanmar atteint le détroit de Malacca, l’une des plus importantes voies maritimes stratégiques du monde.

Les oléoducs qui vont de la côte ouest du Myanmar vers la Chine à l’est permettent l’importation d’hydrocarbures du golfe Persique vers la Chine tout en évitant le goulet d’étranglement du détroit de Malacca et les sites de la mer de Chine méridionale qui font l’objet d’une contestation.

Le détroit de Malacca relie l’Océan indien au Pacifique et il est la route maritime la plus courte entre le golfe Persique et la Chine.

80 % des importations chinoises de pétrole (12 millions de barils par jour) sont transportées avec des super-carriers depuis ce détroit. Par conséquent, le contrôle de cette voie navigable est considéré comme la prise du contrôle du passage turbulent de l’énergie vers la Chine.

Après les attentats du 11 septembre et la domination des États-Unis sur les puits de pétrole de la région, la Chine a tenté de renforcer sa présence au Myanmar afin d’enrayer l’accès des États-Unis au détroit de Malacca. En contrepartie, le Conseil de l’Atlantique nord a tenté via la Fondation de Soros et la Fondation nationale pour la démocratie de soutenir la «?révolution safran?» des bouddhistes au Myanmar pour mettre en place un gouvernement soumis à l’Occident.

Le massacre des musulmans myanmarais est un prélude pour déclencher une guerre entre les bouddhistes et les musulmans et baliser le terrain favorable à la présence des terroristes dans cette région pour que le Conseil de l’Atlantique nord puisse y pénétrer sous prétexte de la lutte contre les attaques terroristes.

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