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Facebook et Google déplorent le dernier décret de Trump !

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Vendredi, Donald Trump interdisait le territoire américain aux ressortissants de 7 pays musulmans pendant trois mois. Deux des plus grandes entreprises américaines s’expriment déjà contre la décision du président.

Quelques heures seulement après la signature du décret, les ressortissants d’Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et du Yémen ne peuvent plus embarquer pour le pays de l’Oncle Sam pour trois mois. Les réfugiés de guerre devront attendre 4 mois, et les réfugiés syriens sont tout simplement refusés jusqu’à nouvel ordre.

Le président Trump en a décidé ainsi pour des raisons de sécurité, arguant que refuser tous les citoyens de ces pays musulmans empêcherait des terroristes sur son territoire. Mais au-delà de l’aspect sécuritaire et son penchant isolationniste, cette décision fait grincer des dents dans les bureaux des dirigeants de grandes sociétés américaines. Facebook et Google se sont déjà exprimés contre ce décret.

Si les USA avaient refoulé les réfugiés, Zuckerberg n’aurait pas rencontré la femme de sa vie

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, n’a pas dû chercher bien loin pour trouver un argument contre le dernier décret de Trump: il lui suffisait de lever les yeux sur son épouse. En plus de toucher la fibre sensible de ses suiveurs, Mark Zuckerberg reste sur terre et donne son avis sur la politique isolationniste du président. Et il ne semble pas vraiment sur la même longueur d’onde. C’est le moins que l’on puisse écrire.

 

Mes arrière-grands-parents venaient d’Allemagne, Autriche et Pologne. Les parents de Priscilla étaient des réfugiés de Chine et du Vietnam. Les USA sont une nation d’immigrés, et nous devons en être fiers. Comme beaucoup d’entre vous, je suis inquiet de l’impact des récents décrets signés par le président Trump. Nous devons garder ce pays en sécurité, mais nous devrions le faire en nous concentrant sur ceux qui constituent une véritable menace. Élargir les mesures de sécurité au-delà de ceux-ci rendrait notre pays moins sûr en éparpillant les ressources, alors que des millions d’illégaux inoffensifs vivront dans la peur de la déportation. Nous devons aussi garder nos portes ouvertes aux réfugiés et tous ceux qui ont besoin d’aide. C’est ce qui nous définit. Si nous avions refoulé les réfugiés il y a de ça quelques décennies, la famille de Priscilla ne serait pas ici aujourd’hui. Cela dit, je suis heureux d’apprendre du président qu’il va trouver une solution pour les ‘Dreamers’(des immigrés arrivés très jeunes avec leurs parents), qui bénéficient jusqu’à présent d’une protection. J’espère que le président va préserver ces protections. Je suis aussi content qu’il continue de croire que notre pays devrait continuer de profiter des ‘talents qui arrivent chez nous’. Ces enjeux me tiennent à cœur, et dépassent ma propre famille. Les jeunes immigrés sont aussi notre futur. J’espère que nous trouverons le courage et la compassion, et rassembler les gens pour faire un monde meilleur. «All you need is love», qu’ils disaient…

Google bien embêté

Facebook et Google déplorent le dernier décret de Trump Sundar Pichai, PDG de Google-AFP Le mémo qui est passé dans les boîtes mails des employés Google originaires de ces pays ne suffira peut-être pas, et pourtant, il leur demandait de revenir aux USA le plus tôt possible. Selon le site spécialisé Engadget, tout le monde n’a pas pu revenir à temps. La décision a été directement appliquée aux checkpoints, et plusieurs travailleurs n’ont pas pu les passer dans les temps.

Sundar Pichai, le PDG de Google, craint qu’en plus de plomber la vie privée de ses employés, ce repli sur soi coûte à l’entreprise. À l’avenir, Sundar Pichai craint que ce genre de restriction empêche sa firme de recruter des talents en dehors des frontières états-uniennes.

 

 

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