Parmi les agences visées, il y a l’Agence de Protection Environnementale, qui n’a plus le droit de publier quoi que ce soit.

L’administration Trump cherche à museler plusieurs agences fédérales. De nombreux employés fédéraux sont actuellement réduits au silence, à différents degrés dans l’Agence de Protection Environnementale (EPA) et dans les ministères de l’Intérieur, des Transports, de l’Agriculture, de la Santé et des Services sociaux.

Cette décision a été prise dès le jour de l’investiture de Trump. Le National Park Service a retweeté une photo qui comparait le nombre de spectateurs présents pour la prestation de serment de Trump et celle d’Obama en 2009. Le Département de l’Intérieur a alors ordonné la fermeture de tous ses comptes Twitter. Les comptes ont été rouverts le lendemain, après que le National Park Service a supprimé le tweet en question et se soit excusé.

Toute communication externe interdite

Depuis, les employés de plusieurs agences n’ont plus le droit de faire de communication externe. Les agences concernées ont tout un rapport de près ou de loin avec le réchauffement climatique, y compris l’impact sur les ressources naturelles et sur la santé.

Un employé de l’EPA a expliqué à l’agence Reuters que le personnel avait reçu de l’administration Trump l’interdiction de parler aux journalistes, de publier des communiqués de presse ou d’utiliser les réseaux sociaux.

Une décision ironique

« C’est une période sombre », a déclaré Liz Purchia, qui dirigeait les affaires publiques de l’EPA sous l’administration Obama, à Politico.« Les gens sont nerveux et ils ont peur de ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils ne veulent pas avoir de problèmes. Ils veulent faire ce qu’il faut ».

« C’est ironique : Trump a basé toute sa campagne sur Twitter et les réseaux sociaux et maintenant, il interdit au personnel qui travaille pour lui de communiquer avec le public », a-t-elle ajouté.