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L’Italie lutte contre la Russie

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L’Italie va déployer un contingent de 140 soldats à la frontière russe.

Lors du sommet de l’OTAN à Varsovie, il a été décidé que l’Italie envoie 140 soldats à la frontière avec la Russie. Or, ce n’est que maintenant que ces informations ont été rendues publiques.

Il ne s’agit point d’une blague. L’Italie déploiera son contingent à la frontière russe. Qui plus est, en 2018 ce pays assumera le commandement de la Force de réaction rapide de l’OTAN en mer Baltique.

La décision d’envoyer 140 hommes en Lettonie a été adoptée par Rome en juillet dernier, lors du sommet de l’Alliance à Varsovie. Or, cette information n’a été rendue publique que maintenant. Cette nouvelle, ainsi que le fait que les Italiens l’ont apprise de la bouche du secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, ont provoqué une série de mécontentements.

« Cette décision a été tenue secrète pendant trois mois. Le gouvernement italien n’avait rien dit au cours des trois mois et a cédé à Jens Stoltenberg le droit de l’annoncer. (…) Différents partis de l’opposition ont raison de protester contre le gouvernement italien et, comme de coutume, ce dernier fait comme si rien ne s’était produit. L’Italie n’a-t-elle pas de fait annoncé une guerre à la Russie ? », a indiqué dans une interview à Sputnik Mirko Molteni, expert militaire et observateur à Analisi Difesa et Libero.

Et pourtant, l’Italie a à maintes reprises annoncé qu’elle cherchait à maintenir le dialogue avec Moscou. Or, sur le terrain rien de tel ne se produit, résume l’interlocuteur de l’agence. « Rome obéit aveuglement à l’OTAN et aux États-Unis. Cette nouvelle est mauvaise car elle prouve que l’Italie est un pays à souveraineté partielle », explique-t-il.

L’autre question que se pose M. Molteni concerne la raison pour laquelle le Premier ministre n’a pas soumis cette question à l’examen du Parlement. « Ou bien l’Italie reste un allié américain de seconde zone et doit obéir aux protocoles secrets signés dans les années 1950 ? » s’interroge-t-il.

« Je pense que le gouvernement russe réalise que l’Italie est en quelque sorte contrainte d’agir de cette manière. En outre, tout le monde comprend que les relations entre l’OTAN et la Russie dépendront en majeure partie de l’issue des prochaines élections aux États-Unis », a pourtant rajouté l’expert, avant de conclure que ce n’était pas un hasard si les visites des hommes politiques et des chefs d’entreprises italiens en Russie se poursuivaient.

Sputnik

 

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