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Algérie : derrière les caches d’armes…

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Ils ont en majorité entre 20 et 23 ans et faisaient l’objet d’une surveillance quotidienne, affirment les autorités tunisiennes qui s’inquiètent de la présence déjà évaluée de plusieurs milliers de ressortissants dans les rangs d’Al Qaïda et de Daesh.

Récemment, on a pu constater la connexion entre les terroristes présents dans les camps d’entraînement de la Libye voisine, comme par exemple à Misrata, et leurs bases arrière dans le sud frontalier tunisien qui a subi plusieurs assauts tels que ceux de Sousse (El Qantaoui) et Ben Guerdane.

Il serait 3000 à avoir déjà rejoint les rangs de Daech, les jeunes tunisiens. (Photo d’archives) 

C’est dire combien la Tunisie est un pays particulièrement exposé au danger du terrorisme, surtout lorsque le gouvernement Ghannouchi avait interdit en 2013 le congrès à Kairouan des adeptes d’Ansar al chariaa, aussitôt reconvertis en phalanges djihadistes. En moins de quatre mois, les services de sécurité tunisiens ont démantelé 33 cellules terroristes, effectuant au passage plus de 1733 assauts contre les planques localisées et elles ont traduit devant les tribunaux 1400 personnes pour «appartenance à une organisation terroriste», non comprises celles dont le rôle était d’organiser le transfert de jeunes gens et jeunes filles vers les zones contrôlées par l’EI, notamment. A vrai dire, on attend avec un vif intérêt le pèlerinage juif de la Ghriba, à Djerba (sud,) les 25 et 26 mai prochains, pour juger de la portée de cette lutte et de la dimension réelle des capacités de nuisance des groupes terroristes.

Mais en ce qui concerne l’Algérie, nous sommes interpellés par un phénomène qui remonte à moins de deux ans et qui prend des proportions alarmantes: la découverte quasi quotidienne d’importants lots d’armes de guerre et de munitions, ainsi que des centaines de quintaux de kif traité. Une guerre de la drogue menée par un pays voisin dont on se demande comment il peut assumer les pertes induites par ces saisies d’une telle ampleur continue, et, plus dangereuse encore, la découverte d’innombrables caches d’armes synonymes d’attentats envisagés par les groupes terroristes, depuis la Libye et le Sahel.

Les questions sont de savoir d’où viennent toutes ces armes de guerre, qui les finance, par qui elles sont acheminées et où se situent leurs véritables commanditaires. Les bilans successifs sont certes méritoires dans la mesure où ils témoignent du niveau de vigilance de l’armée, notamment dans les régions frontalières, mais ils ne sauraient se suffire à eux-mêmes quand on connaît la nature et l’importance des dangers qui guettent le pays depuis qu’il a évité les bourrasques du printemps arabe et déjoué les complots dont il se nourrissait.

Caches d’armes régulièrement découvert en Algérie. (Photo d’archives)

Avec la prévention de la menace, il y a une autre guerre menée sans relâche, celle du renseignement et c’est là qu’on devrait trouver les réponses aux questions évoquées. Car les caches d’armes et les nombreux trafics qui les sous-tendent sont l’indice pertinent d’une opération militaire ennemie dont il convient de sérier au plus tôt les tenants et les aboutissants. Le complot contre l’Algérie coupable, aux yeux de certaines officines, d’avoir échappé au printemps arabe est-il enclenché?

Si des factions terroristes présentes en Libye, au Mali et ailleurs parsèment le territoire de caches d’armes, c’est forcément parce qu’elles envisagent le passage à l’acte, à un moment ou un autre. La tâche n’est pas aisée car l’armée est mobilisée sur tous les fronts et accomplit, avec abnégation, ses missions de sauvegarde de la sécurité du pays, y compris dans des missions qui ne sont pas forcément les siennes comme la lutte contre la contrebande et les trafics de drogue.

Mais l’ampleur de la menace veut que ces missions doivent être sans cesse confortées par la vigilance citoyenne, surtout aux frontières, comme à Adrar le mois dernier, car il y va de la paix et de la sécurité de tous les Algériens, dans une conjoncture régionale et internationale des plus inquiétantes aux plans politique, économique et sécuritaire. Il sera édifiant de suivre, à ce titre, la qualité des participants et la nature de l’ordre du jour de la réunion sur la Libye, prévue à Vienne le 16 mai prochain, et à laquelle sont conviés, selon Paolo Gentiloni, chef de la diplomatie italienne, «les ministres des Affaires étrangères des pays les plus importants de la région, ainsi que des principaux acteurs internationaux»…

L’expressiondz

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