Accueil » Actualité » Nigeria: nouvelles révélations d’Amnesty

Nigeria: nouvelles révélations d’Amnesty

-- Temps de lecture: 2 minutes --

Amnesty International : le massacre bien dissimulé de Zaria se révèle peu à peu !

Amnesty International, dans un rapport de 39 pages consacré à l’attaque menée l’année dernière par l’armée nigériane contre le domicile du leader des chiites du pays, a écrit qu’au moins 350 personnes avaient été tuées et enterrées dans des fosses communes.

Sur la foi de ce rapport venant d’être publié, des centaines d’autres personnes ont également été blessées.

Selon des témoins, les militaires auraient tiré à bout portant sur les civils avant de placer leurs cadavres dans plusieurs camions pour les jeter ensuite dans des fosses communes.

L’un des agents d’Amnesty International, Netsant Belli, a affirmé : « Les terribles dimensions de ce qui est arrivé ces deux jours-là dans la ville de Zaria commencent à se dévoiler. Les corps traînaient dans la rue comme des ordures et étaient entassés devant les morgues. Certains blessés avaient été brûlés vifs. »

Amnesty International, qui a identifié par images satellitaires l’emplacement précis d’un probable charnier à Mando a procédé à la visite de ce lieu de l’horreur. Les images satellitaires du site, prises le 2 novembre et le 24 décembre 2015, montrent que la terre a été retournée sur une surface d’environ 1.000 mètres carrés.

L’armée nigériane n’a épargné ni le centre de soins monté à l’improviste dans le quartier du domicile du sheikh Zakzaki, ni les enfants qui couraient dans tous les sens pour échapper aux tirs, ont rapporté des témoins dont des enfants blessés, selon le site d’Amnesty qui met l’accent sur un phénomène encore pire, la dissimulation minutieuse de ces crimes par l’armée dans les heures qui ont suivi : « L’armée a bouclé les zones entourant le complexe al-Zakzaki, la hosseiniyeh et d’autres lieux. Des corps ont été emportés, des sites ont été rasés, des gravats enlevés, des tâches de sang lavées, et des balles et des cartouches vides ramassées dans les rues. »

Une source médicale très haut placée a déclaré à Amnesty que l’armée avait bouclé la zone entourant la morgue pendant deux jours et ne cessait de faire des « allées et venues ».

Amnesty International martèle donc : « Il est clair que l’armée a non seulement recouru à une force illégale et excessive contre des hommes, des femmes et des enfants, tuant illégalement des centaines de personnes, mais également déployé des efforts considérables pour dissimuler ses crimes.

Aujourd’hui, 4 mois après les faits, des familles nigérianes sont sans nouvelles des personnes portées disparues depuis l’incident.

« L’ouverture d’une enquête médico-légale n’a que trop tardé. Les corps doivent être exhumés, les faits doivent faire l’objet sans délai d’une enquête impartiale et indépendante et les responsables présumés doivent être amenés à rendre des comptes », a précisé Amnesty.

 

newsletter

Abonnez-vous à notre Newsletter

0



Laisser un commentaire

x

Check Also

Les États-Unis prononcent de nouvelles sanctions contre l’Iran

-- Temps de lecture: 1 minute -- 0.0 00 Les États-Unis ont ...

ArabicDutchEnglishFrenchGermanRussian