Accueil » Actualité » Opérations de libération de Mossoul : le compte à rebours à commencer

Opérations de libération de Mossoul : le compte à rebours à commencer

-- Temps de lecture: 2 minutes --

Haïdar Al-Abadi, le Premier ministre irakien, a fait part du commencement imminent des opérations, pour la libération de la ville de Mossoul, tout en faisant remarquer que la participation des forces populaires à ces opérations n’était pas du goût des Américains.

Après avoir libéré Ramadi, dans la province d’Al-Anbar, les militaires de l’armée irakienne ont, actuellement, débuté des opérations d’envergure, pour libérer les autres régions de cette province, ainsi que les localités contrôlées par le groupe terroriste takfiri Daech, dans la province de Salaheddine.

L’île de Sitra, dans la province de Salaheddine, fait partie des régions, dont l’armée a commencé, depuis mercredi dernier, les opérations de libération. Selon les autorités irakiennes, dans les jours à venir, cette localité sera nettoyée de la présence des terroristes takfiris.

Les opérations, pour la libération totale de la province d’Al-Anbar, interviennent, alors que les autorités américaines les ont, à plusieurs reprises, sabotées. Ils ont, par exemple, subordonné leur soutien au gouvernement irakien à la mise à l’écart des forces populaires, dans les opérations militaires contre les Takfiris. Ils avaient, déjà, fait de même, notamment, lors des opérations, à Ramadi. Cette stratégie a réussi, en partie, car le gouvernement de Bagdad n’a pas pu résister aux pressions exercées par les Américains et a consenti à ce que les forces populaires soient absentes, lors des opérations de libération de la ville de Ramadi.

En effet, les Américains ont essayé d’insinuer que les forces populaires n’avaient pas participé aux opérations, pour la libération d’Al-Anbar, car les habitants de cette province s’y seraient opposés.

Washington a tenté, ainsi, de faire d’une pierre deux coups : d’abord, insinuer l’existence d’un conflit chiite-sunnite, en propageant la rumeur que les habitants sunnites d’Al-Anbar sont opposés à la participation des forces populaires chiites à la lutte contre Daech. Et ce, alors que les autorités irakiennes ont, à maintes reprises, annoncé que Hached al-Chaabi (ou bien les forces populaires) est composé de Chiites et de Sunnites.

Ensuite, prévenir l’avancée considérable de l’armée irakienne, dans la lutte contre les Takfiris, et, en quelque sorte, garder Bagdad dépendant de Washington.

Bien sûr, les Américains ont réussi à marginaliser les forces populaires, dans la province d’Al-Anbar, mais, seulement, dans la ville de Ramadi.

En réponse à la question de savoir si les forces populaires participeront aux opérations de libération de Mossoul, Al-Abadi s’est exprimé, en ces termes : «Sans l’ombre d’un doute, les forces populaires et les forces tribales participeront, aux côtés des militaires de l’armée, à ces opérations».

Les déclarations d’Al-Abadi interviennent, alors que les autorités américaines restent campées sur leur position, en disant que la réalisation d’opérations, dans un proche avenir, est impossible.

Les déclarations du Premier ministre irakien montrent qu’il ne cèdera pas à la politique des autorités américaines, car il se souvient que si les opérations de libération de Ramadi avaient duré, c’est bien parce que les forces populaires n’avaient pas pu y participer.

Ce qui est certain, c’est que les Américains ne resteront pas les bras croisés, lors des opérations de libération de Mossoul.

 

newsletter

Abonnez-vous à notre Newsletter

0



Laisser un commentaire

x

Check Also

Menace nucléaire: Russie/USA, Poutine déterminé à appuyer sur le bouton, « Les représailles seront instantanées avec tout ce que cela implique » !

-- Temps de lecture: 2 minutes -- 4.1 / 5 ( 11 ...

ArabicDutchEnglishFrenchGermanRussian