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Vladimir Poutine prend la parole devant l’Assemblée fédérale de Russie pour le discours annuel au Kremlin (Vidéo)

-- Temps de lecture: 11 minutes --

Vladimir POUTINE et son discours annuel au Kremlin.

Le discours annuel du président Poutine adressé aujourd’hui au Parlement de la Fédération de Russie a été, comme toujours, une grande découverte pour ceux qui l’écoutèrent étant littéralement suspendus à ses lèvres rapporte Alexandre Artamonov sur le portail Novorossia Today.

Il se trouve que parmi les grands chapitres répétés tel le Missel par tous les politiques de nos jours qu’ils s’appellent Hollande, Obama ou Merkel, il y en a eu tout de même certaines lignes propres à la nouvelle politique nationale russe. Certes, le président mise toujours sur la lutte antiterroriste et entend mater ceux qui veulent chercher noise à la Russie. Cependant, la politique sociale très souvent orpheline de la politique des prédécesseurs de l’hôte krémlinois, tient toujours le haut du pavé pour le mandataire du pouvoir suprême à Moscou.

Imaginez un peu Tony Blair parler aux députés britanniques du nombre de jardins d’enfants nouvellement ouverts en Angleterre. Ou encore un François Hollande s’inquiéter publiquement de la nécessité d’augmenter les allocations familiales versées à la naissance du second enfant (politique inexistante en France mais de mise en Russie depuis maintenant déjà plus de cinq ans).

Une telle attitude atteste clairement que l’heure est à la revalorisation du capital humain si souvent négligé en Russie lors de son histoire oh combien tumultueuse. Vladimir Poutine s’est félicité d’avoir obtenu la croissance de l’espérance de vie dans son pays qui est maintenant à 71 ans pour sa valeur inter-sexuelle (supérieure à 74 ans pour les femmes ce qui dépasse l’espérance de vie féminine jamais atteinte sous la période soviétique).

Un autre chiffre qui fait rêver et en dit long sur la souveraineté alimentaire russe: les exportations des denrées alimentaires apporteraient à la Russie autant de fonds que la vente d’armes la Russie étant le troisième (d’aucuns disent deuxième) exportateur d’armements sur la planète Terre. Même l’Italie achète le blé russe.

Si l’on passait en revue les autres points du discours qui a duré à peu près une heure, on ressent que ce qui compte aujourd’hui pour la grande puissance nordique c’est une vraie unicité nationale alliée à la souveraineté économique, militaire, agro-alimentaire et politique. C’est d’autant plus important que le monde occidental se montre de plus en plus hostile à l’égard de la Russie contemporaine.

Il est à noter que le discours présidentiel fut souvent couvert par les applaudissements de l’auditoire. On sentait un courant de solidarité courir à travers la grande salle de réunions au Kremlin. Pour ce qui est de la solidarité nationale, elle était joliment affichée par la présence, parmi les invités, du chef de l’Association des motards dans son veston en cuir et ses boucles d’oreille en cuivre massif. Prêtres orthodoxes et mouftis musulmans, hommes politiques et représentants des ONG – personne ne semblait manquer à l’appel dans une salle qui faisait comble.

Alors, à titre de conclusion, je vous dirais que les paroles du Président font étrangement écho au discours du Patriarche de Toutes les Russies qui, lui, a récemment annoncé la nouvelle idéologie russe qui serait basée sur l’orthodoxie en harmonie avec l’islam pacifique russe. Le policentrisme culturel trouverait son élan dans la pluralité ethnique et endiguerait l’expansion du modèle impérialiste occidental axé sur une perception du monde à la fois agressive et unitaire.

La politique étrangère. Avec deux cibles, qu’il s’est efforcé de fusionner: le terrorisme et la Turquie. «D’où les terroristes obtiennent-ils de l’argent pour mener la guerre? En premier lieu de Turquie, où ils écoulent leur pétrole», a lancé le chef du Kremlin, plus que jamais froissé par l’affaire du bombardier russe abattu par la chasse turque le 24?novembre rappel le portail Le Temps. N’ayant pas reçu les excuses publiques exigées du président turc, Vladimir Poutine poursuit la guerre des mots en se posant en décodeur des intentions divines: «Seul Allah sait pourquoi ils [ont abattu notre avion]. Allah a décidé de punir la clique au pouvoir en Turquie en la privant de son jugement et de sa raison.» Se faisant menaçant, il a indiqué que les Turcs «ne s’en tireront pas avec des tomates [allusion à l’embargo russe sur les importations turques]. La Russie sait ce qu’il lui reste à faire.»

Des menaces vagues, dont l’une s’est immédiatement précisée hier, lorsque le ministre de l’Energie a gelé le projet de gazoduc Turkstream vers la Turquie. Mais le projet intéressait en fait beaucoup plus Moscou qu’Ankara, réticent à offrir des financements. Bien que Moscou ait écarté toute riposte armée, le renforcement militaire russe en Syrie depuis l’incident du 24?novembre est très démonstratif: déploiement de systèmes antiaériens perfectionnés, davantage d’avions de combat, préparation d’un second aérodrome au sud de Homs. Parmi les ripostes possibles de Moscou figurent le bombardement intensif des groupes de l’opposition syrienne soutenus par la Turquie, la reconnaissance par Moscou du génocide arménien et un soutien armé aux rebelles kurdes, bêtes noires d’Ankara.

Rappelant les nombreuses victimes russes du terrorisme, Vladimir Poutine a souligné que plusieurs milliers de ses concitoyens se battent aujourd’hui du côté des terroristes en Syrie. Il a rappelé la nécessité de les anéantir sur place, avant leur retour inévitable. Comparant l’Etat islamique à l’Allemagne nazie, il a appelé à la formation d’une «puissante coalition», mais sans préciser avec quels Etats.

Ni Ukraine, ni OTAN

La seule référence aux pays occidentaux fut pour dénoncer leur rôle dans la montée du terrorisme: «Nous savons qui a voulu se débarrasser des régimes gênants […] semant au passage le chaos et l’anarchie.» Les Etats-Unis, habituellement la cible favorite du Kremlin, n’ont pas du tout été mentionnés. Pourtant, la veille, le Kremlin avait tonné contre l’invitation faite mercredi par l’OTAN au Monténégro, que Moscou considère dans sa zone d’influence.

D’autres thèmes centraux de la politique étrangère poutinienne ont brillé par leur absence, comme l’Ukraine, l’élargissement de l’OTAN et le bouclier antimissile américain en Europe. Un point positif pour Igor Jurgens, président de l’Institut du développement contemporain. «La Syrie est une manœuvre destinée à faire en sorte que nous nous asseyons de nouveau à la même table pour négocier avec les Occidentaux dans une large coalition antiterroriste, et par ce biais oublier ce qui nous divise.» L’omission de l’Ukraine signifie pour le politologue Konstantin Simonov que «Poutine ne veut plus dialoguer avec l’Occident au sujet du Donbass».

Les deux tiers restants du discours furent consacrés à la politique nationale, sur un ton alternant entre la satisfaction et les recommandations au gouvernement. «Vladimir Poutine se voit comme le leader mondial de la lutte contre le terrorisme. Les questions internationales l’obnubilent, tandis que les questions de politique intérieure et d’économie l’ennuient profondément», note le politologue Stanislav Belkovsky.

Le mot «crise» n’a pas été prononcé, alors que la contraction de l’économie atteint 4% cette année. S’emparant du thème de la corruption et du népotisme, Vladimir Poutine a sommé le procureur général de Russie d’être à l’écoute des plaintes de la société civile. Or, ce dernier, Iouri Tchaïka, vient d’être la cible d’une enquête fracassante menée par l’équipe du leader de l’opposition russe Alexeï Navalny et publiée mardi. L’enquête révèle que les deux fils du procureur général se sont extraordinairement enrichis grâce aux liens politiques de leur père, ainsi qu’au contact du grand banditisme russe. Vladimir Poutine a passé sous silence ces accusations et ignoré le grave conflit social entre les transporteurs routiers et l’Etat. L’élite politique russe a applaudi à tout rompre, rassurée de voir le président égal à lui-même.

Vidéo Vladimir Poutine prend la parole devant l’Assemblée fédérale de Russie

Même si le contenu de l’intervention du chef d’Etat n’est pas connu à l’avance, certains experts estiment qu’il portera surtout sur les menaces extérieures auxquelles font face la Russie et ses citoyens au Moyen-Orient, surtout en ce qui concerne les relations avec la Turquie. La situation économique du pays et la balance budgétaire seront un autre point important du discours de Vladimir Poutine, d’après les commentateurs politiques.

Plus de 500 journalistes venus du monde entier, y compris ceux de RT, assistent à cet évènement.

Transcription par sayed7asan

Je voudrais commencer mon discours en exprimant notre gratitude pour les soldats russes qui luttent contre le terrorisme international.

Aujourd’hui, dans ce Hall St George, une salle historique de la gloire militaire russe, nous avons avec nous des pilotes de chasse et des représentants des Forces Armées qui participent à l’opération anti-terroriste en Syrie.

Gelena Peshkova et Irina Pozynich, qui ont perdu leur mari dans la guerre contre le terrorisme, sont également parmi nous. Je vous fais part de mon plus profond respect, ainsi qu’aux parents de nos héros.

Je voudrais que nous honorions tous la mémoire des soldats qui ont donné leur vie en accomplissant leur devoir, ainsi que la mémoire de tous les citoyens russes qui ont été victimes du terrorisme.

(Moment de silence)

 

Chers collègues,

La Russie est depuis longtemps en première ligne de la lutte contre le terrorisme. C’est une lutte pour la liberté, la vérité et la justice, pour la vie des individus et l’avenir de toute la civilisation.

Nous savons ce qu’est l’agression du terrorisme international. La Russie y a fait face au milieu des années 1990, lorsque notre pays, notre population civile ont subi des attaques cruelles. Nous n’oublierons jamais les prises d’otages de Budennovsk, de Beslan et de Moscou, les attentats impitoyables contre des bâtiments résidentiels, le déraillement du Nevsky Express, les explosions dans le métro de Moscou et l’aéroport de Domodedovo.

Ces tragédies ont causé des milliers de victimes. Nous les pleurons encore et nous en porterons toujours le deuil aux côtés de leurs proches.

Il nous a fallu près d’une décennie pour enfin briser l’échine de ces extrémistes armés. Nous avons presque réussi à expulser les terroristes de Russie, mais nous combattons toujours les terroristes clandestins restants. Ce mal est toujours là. Il y a deux ans, deux attaques ont été commises à Volgograd. Un avion civil russe a été récemment victime d’une attaque au-dessus du Sinaï.

Le terrorisme international ne sera jamais vaincu par un seul pays, surtout dans une situation où les frontières sont pratiquement ouvertes, et où le monde traverse une nouvelle période de réinstallation des peuples, tandis que les terroristes bénéficient d’un soutien financier régulier.

Le terrorisme est une menace grandissante aujourd’hui. Le problème de l’Afghanistan n’a pas été résolu. La situation y est alarmante et ne nous apporte pas d’optimisme, tandis que certains des pays relativement pacifiques et stables du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord – l’Irak, la Libye et la Syrie – ont maintenant plongé dans un chaos et une anarchie qui représentent une menace pour le monde entier.

Nous savons tous pourquoi cela est arrivé. Nous savons qui a décidé de renverser les régimes indésirables et d’imposer brutalement leurs propres lois. Où est-ce que cela les a menés ? Ils ont semé le trouble, détruit les institutions étatiques des pays, monté les composantes du peuple les unes contre les autres puis s’en sont « lavé les mains », comme on dit en Russie, ouvrant ainsi la voie à des militants armés radicaux, extrémistes et terroristes.

Les militants armés en Syrie constituent une menace particulièrement grande pour la Russie. Beaucoup d’entre eux sont des citoyens de la Russie et les pays de la CEI. Ils reçoivent de l’argent et des armes et se renforcent de jour en jour. S’ils deviennent assez forts pour l’emporter en Syrie, ils vont retourner dans leurs pays d’origine pour y semer la peur et la haine, pour faire sauter, tuer et torturer les gens. Nous devons les combattre et les éliminer là-bas, loin de nos demeures.

Voilà pourquoi nous avons décidé d’y lancer une opération militaire basée sur une demande officielle des autorités syriennes légitimes. Nos soldats se battent en Syrie pour la Russie, pour la sécurité des citoyens russes.

L’armée et la marine russes ont démontré de façon convaincante leur préparation au combat et leurs capacités accrues. Les armes russes modernes ont prouvé leur efficacité, et l’expérience inestimable que constitue leur utilisation dans des conditions de combat est analysée et sera utilisée pour améliorer davantage nos armes et notre matériel militaire. Nous sommes reconnaissants envers nos ingénieurs, nos ouvriers et tous les autres membres du personnel de notre industrie de défense.

La Russie a fait preuve d’une responsabilité et d’un leadership immenses dans la lutte contre le terrorisme. Le peuple russe a soutenu ces actions résolues. La position ferme adoptée par notre peuple découle de sa compréhension approfondie du danger absolu que représente le terrorisme, de son patriotisme, de ses hautes qualités morales et de sa conviction que nous devons défendre nos intérêts nationaux, notre histoire, nos traditions et nos valeurs.

La communauté internationale devrait tirer les leçons du passé. Les parallèles historiques dans cette situation sont indéniables.

La réticence à unir nos forces contre le nazisme au 20ème siècle nous a coûté des millions de vies durant la guerre la plus sanglante du monde dans l’histoire humaine.

Aujourd’hui, nous nous retrouvons à nouveau face à face avec une idéologie destructrice et barbare, et nous ne devons pas permettre à ces forces sombres de l’ère moderne d’atteindre leurs objectifs.

Nous devons mettre fin à nos querelles et oublier nos différences pour construire un front anti-terroriste commun qui agira en conformité avec le droit international et sous l’égide des Nations Unies.

Chaque pays civilisé doit contribuer à la lutte contre le terrorisme, réaffirmant sa solidarité, non pas en paroles, mais en actes.

Cela signifie que les terroristes ne doivent trouver refuge nulle part. Il ne doit pas y avoir de double standard. Aucun contact avec des organisations terroristes. Aucune tentative de les utiliser pour des buts égoïstes. Aucune transaction criminelle avec les terroristes.

Nous savons qui se remplit les poches en Turquie et permet aux terroristes de prospérer grâce à la vente du pétrole qu’ils ont volé en Syrie. Les terroristes utilisent ces fonds pour recruter des mercenaires, acheter des armes et planifier des attaques terroristes inhumaines contre des citoyens russes et contre des civils en France, au Liban, au Mali et dans d’autres pays. Nous nous souvenons que les extrémistes armés qui opéraient dans le Caucase du Nord dans les années 1990 et 2000 ont trouvé refuge et ont reçu une aide morale et matérielle en Turquie. Ils s’y trouvent toujours.

Cependant, le peuple turc est généreux, travailleur et capable. Nous avons beaucoup de bons amis dignes de confiance en Turquie. Permettez-moi de souligner qu’ils doivent savoir que nous ne les assimilons pas à la partie de l’élite dirigeante actuelle qui est directement responsable de la mort de nos soldats en Syrie.

Nous n’oublierons jamais leur collusion avec les terroristes. Nous avons toujours considéré la trahison comme l’acte le plus grave et le plus honteux qui puisse être commis, et cela ne changera jamais. Je voudrais qu’ils se souviennent de cela – ceux en Turquie qui ont tiré sur nos pilotes dans le dos, ces hypocrites qui ont tenté de justifier leurs actions et de couvrir les terroristes.

Je ne comprends même pas pourquoi ils l’ont fait. Tout différend qu’ils pouvaient avoir, tout problème, tout désaccord au sujet desquels nous ne savions rien auraient pu être réglés d’une manière différente. De plus, nous étions prêts à coopérer avec la Turquie sur toutes les questions les plus sensibles qu’elle avait soulevées ; nous étions prêts à aller encore plus loin, là où ses alliés mêmes ont refusé d’aller. Allah seul sait, je suppose, pourquoi ils ont fait ça. [Applaudissements] Et sans doute, Allah a décidé de punir la clique au pouvoir en Turquie en les privant de leur discernement et de leur raison. [Applaudissements]

Mais s’ils s’attendaient à une réaction nerveuse ou hystérique de notre part, s’ils voulaient nous voir devenir un danger pour nous-mêmes autant que pour le monde, ils n’obtiendront rien de tel. Ils ne recevront aucune réponse visant à impressionner la galerie ou même à obtenir quelque gain politique immédiat. Ils ne l’obtiendront pas.

Nos actions seront toujours guidées principalement par la responsabilité – envers nous-mêmes, envers notre pays, envers notre peuple. Nous n’allons pas faire cliqueter les sabres. Mais si quelqu’un s’imagine qu’ils peuvent commettre un crime de guerre odieux, tuer nos citoyens et s’en tirer, sans rien subir à part un embargo sur les importations de tomates ou quelques restrictions dans la construction ou d’autres industries, il se fait vraiment des illusions. Nous leur rappellerons ce qu’ils ont fait, plus d’une fois. Ils vont le regretter. Nous savons ce qu’il faut faire. [Applaudissements]

Nous avons mobilisé nos forces armées, nos services de sécurité et nos instances de police et de justice pour repousser la menace terroriste. Tout le monde doit être conscient de sa responsabilité, y compris les autorités, les partis politiques, les organisations de la société civile et les médias.

La force de la Russie réside dans le libre développement de tous ses peuples, sa diversité, l’harmonie des cultures, des langues et des traditions, le respect mutuel et le dialogue entre toutes les religions, y compris les chrétiens, les musulmans, les juifs et les bouddhistes.

Nous devons fermement résister à toute manifestation d’extrémisme et de xénophobie, tout en défendant notre accord ethnique et religieux, qui est le fondement historique de notre société et de l’Etat russe.

En 2016, nous allons organiser des élections à la Douma. Je tiens à rappeler aux dirigeants des partis, à tous les participants à la prochaine campagne électorale et à toutes les forces sociales et politiques les mots suivants de notre célèbre historien, Nikolaï Karamzine : « Ceux qui n’ont aucun respect pour eux-mêmes ne peuvent pas espérer être respectés par les autres. Cela ne signifie pas que l’amour pour notre patrie doit nous aveugler au point de nous faire dire que nous sommes meilleurs que tous les autres dans tout ce que nous faisons. Mais Russes doivent connaître leur valeur. »

Oui, nous pouvons débattre des moyens de résoudre telle ou telle question. Mais nous devons rester unis et nous rappeler de ce qui est le plus important pour nous : la Russie.

 

sans langue de bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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