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Crash russe dans le Sinai: Israël et Les Etats Unis Impliqués ?

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Une opération militaire conjointe « Drapeau Bleu » a eu lieu du 18 octobre au 3 novembre dans l’espace aérien dans l’extrême sud d’Israël prés de la frontière avec l’Egypte.

 . Elle a rassemblé les Armées de l’Air israélienne, américaine, grecque et polonaise « contre un État ennemi fictif » et comprenait de multiples exercices de vols aériens, tirs de missiles, tirs sur des avions « ennemis fictifs ». Prise de contrôle à distance, tir de missile, explosion d’un drone Hale, s’est-elle produite ? En attendant d’en savoir plus sur les causes du crash Air France et Lufthansa ont décidé de ne plus survoler le Sinaï

Samedi 31 Octobre un avion charter russe (Airbus A 321) de la compagnie Metrojet (Kogalymavia) a décollé à 5h51 heure locale (4h51 à Paris) de Charm el-Cheikh, au bord de la mer Rouge en direction de St Petersbourg. Le contact avec l’appareil a été perdu 23 minutes après son décollage, alors qu’il volait à une altitude de plus de 30.000 pieds (9144 mètres) et après que le capitaine de bord se fut plaint d’une défaillance technique des équipements de communication, selon un responsable de l’autorité de contrôle de l’espace aérien en Égypte. Les débris de l’avion ont été retrouvés en terrain plat désertique au Nord Est de la péninsule du Sinaï prés de la frontière entre l’ Egypte et Israël une zone occupée par des bédouins qui y font paître leurs troupeaux. Il n’y a pas un seul survivant. Les 224 occupants de l’avion charter russe, (217 passagers tous russes à l’exception de 3 ukrainiens et un biélorusse et 7 membres d’équipage) sont tous morts dans des circonstances qu’il reste encore à élucider mais l’avion s’est disloqué dans les airs selon les autorités russes. Les experts semblent pencher pour une défaillance technique. l’EI très actif dans le Sinaï a revendiqué être à l’origine de la destruction de l’avion russe une explication immédiatement écartée car les terroristes de l’EI n’ont pas l’armement nécessaire pour abattre un avion volant à cette altitude (9144 mètres). Les premières constatations faites sur le site désertique où ont été retrouvés les débris de l ‘avion ainsi que 130 dépouilles font penser à une défaillance technique, selon des sources sécuritaires. D’après le site internet Flightradar24, qui permet de suivre les vols en temps réel, l’avion a perdu 5000 pieds d’altitude avant de disparaître des écrans. L’appareil était âgé de 18 ans. Les boîtes noires de l’appareil ont été retrouvées et vont pouvoir être analysées. Pour l’instant les enquêteurs russes orientent leurs soupçons vers la compagnie MetroJet ainsi que vers le tour opérateur qui avait vendu le séjour aux touristes russes. Le Comité d’enquête, un organisme policier et judiciaire proche du Kremlin, a annoncé le lancement d’une enquête pénale à l’encontre de la compagnie, «pour prestation de services ne répondant pas aux exigences de sécurité». Des perquisitions ont été conduites au siège du transporteur aérien et du Tour opérateur, nommé «Brisco», tous deux contrôlés par la même personne, Viskhan Taboulaev. «Des documents liés à l’activité du transporteur, à l’exploitation et à l’équipement technique de l’avion ont été saisis» a déclaré le Comité d’enquête. Les agents responsables de la préparation du vol vont être entendus. Des échantillons de carburant ainsi que la documentation ont été prélevés à l’aéroport de Samara, dans le Sud de la Russie, sur lequel l’Airbus avait effectué un plein, la veille, avant de décoller en direction de Charm El-Cheikh, en Egypte. L’appareil était enregistré en Irlande depuis le printemps 2015. Selon l’agence russe Sputnik l’équipage de l’Airbus A 321 s’était plusieurs fois adressée aux services techniques durant la semaine passée pour des problèmes de moteur récalcitrant au démarrage. Le régulateur russe du transport aérien, Rostransnadzor, a déclaré avoir identifié des violations liées à la sécurité lors d’un contrôle de routine de l’avion, problèmes auxquels la compagnie aurait néanmoins remédié depuis au moins mars 2014, selon ce même organisme. La piste d’une défaillance technique semble donc privilégiée. Dans son dernier contact radio le capitaine de bord – un homme très expérimenté – a signalé une défaillance technique des systèmes de communication. L’avion russe volait à proximité d’une opération militaire israélienne aérienne d’envergure « Drapeau Bleu » qualifiée par les médias israéliens comme la plus importante de l’histoire de l’aviation israélienne qui se déroule du 18 Octobre au 3 Novembre mais préparée huit mois plus tôt. C’est la deuxième opération « Drapeau Bleu » – la première ayant eu lieu en 2013 – regroupant dans l’espace aérien israélien au fin fond du désert Arava – qui commence au sud de la mer Morte s’étend jusqu’au Golfe d’Eilat et est contigu à celui du Sinaï – plusieurs armées de l’air dont l’US Air Force, l’Armée de l’Air polonaise l’Armée de l’Air grecque et l’Armée de l’Air hôte israélienne. Cette opération conjointe a été organisée contre un « État ennemi fictif » selon les déclarations faites au site internet Times of Israel jeudi soir par le capitaine en charge de tous les exercices de l’Armée de l’Air israélienne et dont le nom est resté confidentiel. Un certain nombre de pays, y compris l’Allemagne, ont également envoyé des pilotes et des officiers pour observer les exercices, mais n’y prennent pas part. Les différentes armées de l’air ont étroitement coopéré à chaque étape de l’opération selon le capitaine de l’Armée de l’Air israélienne, de la préparation à l’exécution et au debriefing final. Cette opération conjointe « Drapeau Bleu » comporte des escadrons de F-15 israéliens et américains, des escadrons de F-16 israéliens, grecs et polonais, qui volent presque au-dessus de tout l’espace aérien d’Israël tirant des missiles sur des lanceurs de missiles, des convois et des avions ennemis fictifs, a déclaré le capitaine de l’Armée de l’Air israélienne. Les exercices sont intensifs ayant plus pour but de tester la force de caractère des hommes et des femmes derrière les manettes de contrôle que de tester les capacités techniques des avions de combat eux-mêmes a-t-il ajouté. « Nous voulions que cela soit un défi pour les pilotes, plus que pour les machines… Les responsables de l’opération « Drapeau Bleu » ont essayé de les surprendre, en les plaçant dans des situations où les pilotes ne savent pas d’où leur cible viendra. a-t-il précisé. Autrement dit une opération à haut risque pour un avion de ligne ayant perdu le contrôle de ses systèmes de communication naviguant à l’aube dans un espace aérien proche de ces exercices conjoints. L’Armée de l’Air israélienne est connue pour facilement empiéter sur l’espace aérien de ses voisins le Liban la Syrie au Nord, la Jordanie à l’Ouest – avec la permission de cette dernière – et l’Egypte au Sud. L’espace aérien égyptien est dépourvu de tout système de défense aérienne – le traité de paix Egypte Israël le lui interdit, pour tout vol militaire au dessus du Sinaï le Caire doit avoir l’autorisation de Tel Aviv – pouvant dissuader l’armée de l’air israélienne d’inclure dans ses exercices d’entraînement le survol du Sinaï et autres exercices de tirs. L’Armée de l’Air israélienne connaît très bien la zone aérienne où a eu lieu le crash. Selon l’ancien ministre égyptien de l’aviation civile, Wail al-Madawi, aucun groupe armé opérant dans le Sinaï n’a les capacités d’abattre un avion de ligne commerciale volant à une telle altitude. “Seul un état peut avoir de telles ressources” a-t-il confié au site d’information russe RT. Cela nécessite d’importantes ressources: il faut des radars détecteurs, des radars pour localiser l’avion, des radars pour contrôler la mise à feu (du missile ndlt). Seul un état peut avoir de telles ressources, un groupe militant ne peut pas”. Un responsable de la compagnie Metrojet a affirmé qu’il n’y avait pas pu y avoir de défaillance technique ou humaine et que la cause du crash était “éxtérieure”. Dans cette terrible catastrophe aérienne aucune piste ne doit être à priori écartée incluse celle d’un brouillage des communications de l’Airbus commercial russe ou autre exercice impliquant des « avions ennemis fictifs » l’serautilisation de drones Hale (Haute altitude longue distance) dans le cadre de cette opération militaire israélienne « Drapeau bleu ». Un drone israélien Eitan type Hale dont l’opérateur aurait perdu le contrôle a pu s’autodétruire prés de l’avion provoquant la lueur de feu détectée par les Américains et l’explosion en vol de l’avion. Les recherches sur les lieux du crash ont été étendues dans un rayon de 40km2. S’il y a eu effectivement violation de l’espace aérien egyptien difficile de croire que le Caire fera toute la lumière sur cette catastrophe aérienne sauf de se rapprocher militairement un peu plus de Moscou en demandant à pouvoir bénéficier de systèmes aériens russes de défense anti missiles et anti drones. La Russie vient d’en installer en Syrie au grand dam de l’OTAN et d’Israël. C’est aussi l’avenir du tourisme dans le Sinaï gros pourvoyeurs de dévises qui est en jeu. L’Empire du chaos USSioniste et leur allié l’Arabie Saouditre voient d’un mauvais oeil ce rapprochement entre Egyptiens et Russes. Au Caire de choisir son camp.Carte opération Drapeau Bleu

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