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Attentats de Paris, le pire est à venir “Le terrorisme n’est plus un phénomène mais bel et bien une réalité”

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En l’espace d’une semaine, trois acteurs de poids dans le bourbier syrien et en particulier contre Daech ont été la cible d’attentats terroriste sanglants, à savoir la Russie, Hezb Allah et la France. Est-ce fortuit ? Aucunement, rien n’est accidentel, tout est planifié. D’autres attaques sont à craindre, le sinistre scénario n’est guère à écarter. L’attentat de Paris, qui est en fait un vrai acte de guerre, de par le nombre de victimes et d’attaques, montrent que, d’une part, Daech possède des cellules dormantes et des bombes humaines partout dans le monde, et d’autre part, aucun pays n’en est à l’abri et ne peut faire face, quels que soient sa force de frappe et son arsenal militaire et technologique, à un ennemi masqué, imprévisible et fourbe. Une sorte de guérilla urbaine que l’histoire moderne enseigne qu’aucune armée régulière n’a été en mesure de vaincre.

Le terrorisme n’est plus un phénomène mais bel et bien une réalité, une menace mondiale, un péril partagé, une gangrène dans le corps de la civilisation humaine et, à ce titre, le remède doit être collectif, international et régional. Un pays seul, aussi nanti et outillé qu’il soit, est incapable de mener le combat, il peut tout au plus mobiliser ses propres moyens militaires, logistiques et humains pour fragiliser une faction terroriste mais jamais triompher de la mouvance terroriste.

Qu’on le veuille ou non, Daech est une création occidentale, américaine en particulier, l’enfant incestueux de l’impérialisme international et de l’islamisme radical, fruit d’un mariage contre nature entre le dollar et l’extrémisme religieux, entre le billet vert et le dogme noir. Le « Chaos créatif », cher aux faucons de l’Administration Bush, porte bien son nom. En effet, le chaos est là dans la région arabe et la créativité bat son plein dans son acception la plus ténébreuse et odieuse. Les prédateurs de l’ère moderne, le tristement célèbre G7, ont créé un monstre qu’ils n’arrivent plus à manipuler ou à maitriser là où ils croyaient faire preuve d’inventivité et remodeler le Moyen-Orient selon leurs intérêts et leurs objectifs de domination et de vassalisation, avec la complaisance sinon la complicité de quelques laquais et autres larbins de la région, notamment les roitelets moyenâgeux dont la culture féodale n’a d’égale que leur perfide collusion.

Les atlantistes ont voulu détruire l’Irak et la Syrie, pour sécuriser l’entité sioniste et réduire à néant toute velléité arabe d’établir quelconque  équilibre militaire ou géostratégique avec l’Etat néo-nazi. Ils ont créé l’épouvantail qu’ils croyaient brandir pour terroriser et mettre au pas le monde arabe, au mépris de l’idéal démocratique et de la dimension humaine dont ils se prétendent dépositaires, juste pour servir leur maitre, leur mentor et leur mauvais génie, à savoir Tel Aviv. Tant que la question palestinienne reste un cadavre dans le placard occidental et une mauvaise carte dans la donne sioniste, la paix au Moyen-Orient ne sera qu’un écran de fumée, un vœu pieux. Il ne s’agit pas là de dire que la cause palestinienne est au premier rang de l’agenda de Daech ou de son ordre de priorité, loin s’en faut, bien au contraire.

Maintenant la magie s’est retournée contre le magicien et leur bâtard, en l’occurrence Daech, grandissant  dans la haine et allaité à la mort,  a retourné ses sabres contre ses parents. En renvoyant l’Irak et la Syrie à l’âge de pierre, le bloc occidental, les Etats Unis en première ligne, a ouvert la porte de la préhistoire et de l’enfer et a introduit au cœur de l’humanité et de la civilisation une créature abominable et transmutée, avide de sang  et insatiable de cruauté. C’est bien le terrorisme politique des atlantistes, mus par leur folie de grandeur et leur quête impériale et impérieuse de mettre la richesse mondiale et l’engeance humaine sous leurs bottes,  qui a enfanté le terrorisme, toutes formes connues et inconnues de terrorisme.

La secte terroriste Daech est leur produit et le fruit de leur cécité géopolitique. Ils ont implanté le virus dans les artères arabes et infecté tout le tissu. La pandémie a touché tout le monde, n’épargnant aucune région ou culture ou race. Et voilà comment la fine fleur de la démocratie et les chantres de la liberté ont donné le jour à une secte aussi médiévale qu’effroyable qui ne croit ni à la liberté ni à la démocratie ni à la république ni aux valeurs humaines, qui n’a aucun respect pour la vie et pour la civilisation humaine et qui évolue en dehors de l’histoire et de la modernité.

Baghdad et Damas, villes à la fois symboles et martyrs, qui ont porté l’Islam à bout de bras  et construit, pierre par pierre, le temple de la civilisation arabo-musulmane, sont aujourd’hui dévasté par des hordes sauvages, agissant ou croyant agir paradoxalement au nom de l’Islam, un Islam faussé, défiguré, inconnu dont aucun vrai musulman ne se reconnait, un Islam fauché de son piédestal de tolérance, de modération et d’humanité, sous le regard complice et avec le pain bénit d’un occident, à la fois impérialiste et corrompu, qui souffre d’anémie politique et croule sous son obésité-corsaire. Quand le sheriff mondial couvre et alimente le hors-la-loi, le crime contre l’humanité devient un fonds de commerce et une courbe de croissance.

Durant sa longue histoire, l’Islam a connu, par moments, ce type de sectes sanguinaires, les kharijites de tout acabit, anciens et nouveaux. Et Daech n’en est qu’un exemple dans une longue liste. L’Islam a toujours battu ses infidèles, notamment ceux qu’il a enfantés, et a poursuivi son chemin sans se retourner. Il triomphera encore une fois. Il y a certes un coût humain à supporter, un sacrifice à consentir, mais, au final, l’Islam modéré se libérera de ses monstres et vaincra son pire ennemi, à savoir le musulman lui-même. En effet, et sa trajectoire le montre,  l’Islam est beaucoup plus desservi par ses partisans que par ses ennemis.Daech, enfant terrible de l’occident, et principal agent dopeur et activeur de l’islamophobie, est aujourd’hui le premier défi de l’Islam.

La soirée parisienne d’horreur, aussi hideuse et criminelle qu’elle soit, les malheureuses victimes n’étant que la chair à canons et le dommage collatéral de cette sinistre guerre entre le monstre et ses géniteurs, a agi en onde de choc, a traumatisé n’importe quel homme nourrissant un reste d’humanité. Le monde tout entier est en deuil, la compassion est d’autant plus vivace que l’attaque meurtrière n’est qu’un avant-goût de ce que réserve Daech, dans le futur, à ceux que le mouvement terroriste considère comme adversaires et suppôts du diable.

Le pire est à venir !

TN

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