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Pris pour un djihadiste, un hipster violemment arrêté par le GIGN à Paris

Par ces temps de paranoïa totale sur fond d’islamophobie et d’actes terroristes, il n’est pas toujours bon d’adopter certains looks, même si c’est branché et toujours dans l’air du temps. Un jeune homme sans histoire vient d’en faire les frais
A l’origine, un appel d’une habitante du quartier.

Avant-hier, devant un bar très branché dans le 10ème arrondissement de Paris, Julien L., 23 ans et étudiant en droit à la Sorbonne s’est fait violemment arrêté par les hommes du GIGN et conduit sous très haute escorte à la maison d’arrêt de Fresnes après avoir été signalé comme étant un « individu présentant des signes de djihadiste ». Tout a commencé lorsque la Police reçoit un appel d’une vieille dame, habitant le 10ème arrondissement, pour signaler qu’un jeune homme, portant une longue barbe et vêtu d’un pantalon court arrivant aux chevilles, rôdait depuis environ 2 heures en bas de chez elle, avec un sac à dos bien rempli et présentant une attitude très suspecte. Il n’en a pas fallu plus pour que le commissariat en question lance l’alerte. Et 15 mn après, le quartier était bouclé.
Le GIGN emploie les grands moyens

Dans les minutes qui suivent, un hélicoptère survole le quartier et deux camions du GIGN arrivent et encerclent le bar dans lequel, l’individu s’était engouffré. En moins de 5 mn, après des appels de sommation du négociateur du GIGN, l’homme est sorti du bar, les mains sur la tête et le sac toujours sur son dos. Les hommes du GIGN lui sautent immédiatement dessus et l’immobilisent par terre pendant que le gars criait qu’il n’était pas terroriste. Après quoi, il est immédiatement embarqué vers le siège de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure » où il a été interrogé pendant plusieurs heures, avant d’être transféré vers la maison d’arrêt de Fresnes en banlieue parisienne.
Être hipster peut s’avérer être dangereux.

Finalement, très tard dans la nuit, Julien a été relâché après avoir convaincu les flics que sa barbe et sa tenue n’étaient autre que des signes de son appartenance au mouvement de mode « Hipster ». Les enquêteurs de la DGSI ont effectué toutes les vérifications nécessaires : identité, empreintes, passeport, famille,…etc. et ont conclu à une erreur de jugement. Julien qu’on a pu rencontrer le lendemain, était encore sous le choc. Il se dirigeait vers son coiffeur afin de raser sa barbe et couper ses cheveux car il a juré de ne plus adopter ce look à l’avenir. Il est vrai que sa vie ne tenait qu’à des poils sur sa figure.

 

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