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DAECH : explications d’une défaite annoncée « L’État islamique ne protège pas les musulmans. Il les tue. »

L’International Centre for the Study of Radicalization (ICSR) au King’s College de Londres a collecté les témoignages de 58 « déserteurs » de l’organisation terroriste État islamique (EI), jugeant que leur récit pouvait éventuellement décourager les combattants étrangers de partir, contrer la propagande du groupe ainsi que dévoiler ses mensonges et contradictions.

Sur les 58 cas du rapport publié ce lundi, près de deux tiers des défections se sont produits en 2015, un tiers rien que pendant les mois d’été, signe d’un phénomène grandissant. La qualité des témoignages varie, les raisons et circonstances de l’abandon ne sont pas toujours claires, mais certains éléments se dégagent néanmoins de l’ensemble.

Querelles et obsessions
Une critique récurrente pointe le fait que renverser le régime d’Assad en Syrie n’est pas une priorité et que peu de choses sont accomplies pour aider les musulmans sunnites qui en font les frais. L’action de l’EI serait polluée par des querelles avec d’autres rebelles et par l’obsession de ses dirigeants concernant les « espions » et les « traîtres ».

Atrocités
Les récits évoquent aussi la brutalité des terroristes de l’État islamique, les atrocités commises et le massacre de civils innocents: l’exécution d’otages au hasard, la maltraitance systématique des citoyens et même l’exécution de combattants par leurs propres dirigeants.

Corruption
Un autre trait commun des témoignages est la corruption, pas systématique mais néanmoins récurrente parmi les dirigeants et les « émirs ».

Fausses promesses
Le quatrième motif de déception porte sur le train de vie austère au sein de l’EI, les combattants se rendant rapidement compte qu’aucun des biens de luxe promis ne seraient un jour en leur possession.

Ennui et exploitation
Certains se plaignent aussi du manque d’action . Un témoignage évoque des combattants étrangers exploités et utilisés comme chair à canon.

« L’État islamique ne protège pas les musulmans. Il les tue. »
L’existence en soi de déserteurs fait voler en éclats l’image d’unité et de détermination que le groupe terroriste cherche à transmettre, estime Peter R. Neumann, directeur de l’ICSR. « De mon point de vue, les gouvernements et la société civile devraient reconnaître la valeur des déserteurs et les aider à témoigner. Si possible, les gouvernements devraient favoriser leur réinsertion et garantir leur sécurité. Ils devraient aussi supprimer les mesures légales qui les empêchent de s’ouvrir publiquement », déclare-t-il. « Chaque déserteur n’est pas un saint, et tous ne sont pas prêts ou enclins à se mettre sous les projecteurs. Mais leurs voix sont fortes et claires: ‘L’État islamique ne protège pas les musulmans. Il les tue.’ Ils doivent être entendus », conclut M. Neumann.

En conclusion, nous ne devons pas sous estimer les terroristes de DAECH, mais les regarder dans le blanc des yeux, jamais, ces barbares ne pourront soutenir notre regard.

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