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Les causes de l’austérité en Europe et comment faire de 21 milliards à 315 milliards en TROIS ANS : Le plan Juncker joue la carte du risque !!!

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La Commission européenne a mis le turbo pour être en mesure de présenter son plan d’investissement avant Noël, ainsi que s’y était engagé son président, Jean-Claude Juncker. Adopté mardi par le collège des commissaires, le plan a été dévoilé mercredi en séance plénière du Parlement européen, à Strasbourg, par le Luxembourgeois et le vice-président en charge de l’Emploi, de la Croissance, des Investissements et de la Compétitivité, Jyrki Katainen. Cette stratégie devrait, selon la Commission, permettre d’injecter 315 milliards d’euros dans le financement de grands projets d’infrastructures, de recherche et d’innovation et soutenir l’activité des PME.

Les moyens publics déployés pour amorcer la pompe des investissements sont plus chiches que d’aucuns l’avaient espéré. Le futur fonds européen d’investissements stratégiques (FEIS) sera doté, à terme, de 21 milliards d’euros “publics” déposés en garantie par le budget européen et la Banque européenne d’investissement (voir infographie). Mais selon la Commission, ce fonds, conçu pour garantir la partie la plus risquée des investissements, devrait aimanter les capitaux privés, et, via un effet multiplicateur de 15, atteindre la cible des 315 milliards d’euros.

Tout le monde est content, ou presque…

Le groupe social-démocrate a salué le plan “qui rompt avec le dogme de l’austérité”, Gianni Pittella dixit. Mais certains restent dubitatifs : “Même en période de vaches grasses, on n’a jamais vu un tel effet de levier”, a commenté le socialiste belge Hugues Bayet, cité par Belga.

Du côté du Parti populaire européen (centre-droit), on se félicite que le plan ne se nourrisse pas de la création de nouvelles dettes publiques. Mais pour le PPE comme pour le libéral Guy Verhofstadt les investissements ne porteront leurs fruits qu’accompagnés de réformes structurelles. Et si l’UE abaisse les barrières législatives pour favoriser les investissements, complète la fédération patronale BusinessEurope.

La chancelière Merkel a “applaudi des deux mains” l’annonce du plan européen, a assuré Jean-Claude Juncker. La satisfaction de Berlin tient en partie au fait que les Etats membres ne sont pas tenus de contribuer au fonds. Le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron a aussi exprimé son contentement, non sans ajouter qu’“il faudrait plus de subventions et de fonds propres”.

Jean-Claude Juncker partage en partie cet avis : les Etats membres “devraient participer à ce fonds pour augmenter son efficacité”, a-t-il déclaré. Plusieurs gouvernements “surtout ceux qui ont des marges de manœuvre budgétaires, seront au rendez-vous”, a-t-il précisé devant la presse. La Commission est d’ailleurs favorable à ce que les contributions nationales au fonds puissent être déduites du calcul de la dette et du déficit public.

Mais le plan vise d’abord à inciter le privé à participer à l’effort de relance. “Le FEIS se concentrera sur des investissements plus risqués et assumera les premières pertes éventuelles”, a souligné M. Katainen, induisant que cela rassurerait les investisseurs privés. “Comment être sûrs qu’il ne s’agit pas d’un système d’irrigation privé qui ne sera jamais utilisé ?” interroge le Britannique Syed Kamall, chef du groupe des Conservateurs et Réformistes européens. Il faut que nos projets soient mieux connus (pour permettre) aux investisseurs de décider en connaissance de cause. Nous allons créer un hub pour partager les informations sur les projets viables”, a confié M. Katainen à quelques journalistes européens. Auquels il a assuré qu’“il n’y aura pas de quota par secteur ou par pays”. En ce sens, le plan Juncker-Katainen marque une évolution fédéraliste discrète, mais réelle.

lalibre.be

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