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Crise en Ukraine : risques “accrus” pour les banques françaises en Russie, Banque

Des banques étrangères et notamment françaises font face à des “risques accrus de défaut” de paiement en Russie en raison de l’escalade de la crise en Ukraine, a prévenu mardi le Fonds monétaire international.
“Alors que la qualité des crédits russes et ukrainiens se dégrade, les banques exposées aux créances (dans ces pays) feront face à des risques accrus de défaut”, assure le FMI dans un rapport sur les retombées internationales des politiques économiques.
Freinées par l’impact de la crise ukrainienne et les sanctions occidentales contre Moscou, des entreprises russes pourraient voir leurs sources de financement et de revenus se tarir, au risque d’être dans l’incapacité de rembourser leurs dettes.
Selon le Fonds, les banques autrichiennes détiennent le plus grand nombre de créances russes “relativement à leur volume d’actifs” et sont, en conséquence, les “plus exposées” à ce risque.
Mais “les banques françaises, italiennes et suédoises ont également des expositions relativement importantes (aux créances russes) par rapport à d’autres économies avancées”, ajoute le Fonds sans citer de nom d’établissements concernés.
Le conflit séparatiste dans l’est de l’Ukraine pourrait, plus généralement, avoir des conséquences plus larges en cas “d’intensification” des sanctions contre Moscou, réaffirme le Fonds qui a déjà abaissé la semaine dernière ses prévisions de croissance mondiale en pointant les “aléas géopolitiques”.
Dans ce nouveau rapport, le FMI note plus précisément les “risques importants” liés à de brutales perturbations de l’acheminement du gaz russe en Europe.
“La Russie comble environ un tiers des besoin de l’Europe en gaz et la moitié (des ces acheminements, ndlr) transite par l’Ukraine”, selon le Fonds.
Environ 40% du gaz consommé en Allemagne provient ainsi de Russie, dont près des trois-quarts sont acheminés via l’Ukraine, selon le FMI. La dépendance est moins forte pour la France où moins de 20% du gaz consommé dans le pays vient de Russie, note le Fonds.
Le FMI note certes que la crise ukrainienne n’a pas encore eu d’effet sur le prix du gaz mais souligne que l’impact sur le cours de certains métaux se fait déjà sentir.
La Russie produit environ 40% du palladium et entre 12 à 14% du nickel sur le globe, deux métaux “cruciaux pour l’industrie” et dont les cours ont augmenté d’environ 10% depuis la fin avril, note le FMI.

 




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